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Il y aura toujours le printemps, les arbres blancs, le vent léger entre les haies, l’espoir sur lequel il faut souffler, il y aura toujours l’envie qui me caresse la peau que l'hiver avait mise en sommeil, le ciel rose des matins  frais,  la vie qui ne s’arrête jamais,  des enfants qui crient « maman ! » et des pleurs agacés., leur cou qui sent la sueur et le miel.  Il y aura toujours cette impression d’être toujours un peu à côté, des cris et la mer au bout de l’allée, même loin, même rêvée.  Il y aura toujours cette sensation de ne pas être d’ici, de n’être de nulle part après tout, de sentir mes racines pas très bien plantées, mais finalement n’est ce pas beaucoup plus léger ?  De cette façon, je pourrais aller partout. Il y a ce cœur qui bat quand je cours et qui s’emballe tout d'un coup, la peur et son goût, la fin et le début, le fil continu malgré les soubresauts. Il y a les enfants qui deviennent de moins en moins petit et les regarder grandir me réjouis. Leur liberté m’emplit. Il y a les choix que j’ai fais et ceux qui se dressent devant moi, les pois gourmands à planter. Il y a de la musique souvent, ces chansons idiotes que je fredonne toute la journée, et les premières notes de Bach que j’essaie d’apprivoiser sur mon clavier. Et puis la voix de ma grand-mère qui me dit « « tu verras ma chérie, la vie passe tellement vite, surtout la deuxième partie. » De quoi parlerait on aujourd’hui si nous pouvions discuter ? Elle s’inquiéterait sûrement de ce travail que je n’arrive pas à trouver, mais elle aurait cette confiance insouciante que je dois retrouver. Elle racontait comme personne la vie des saints et leurs péripéties, Je n’ai de foi qu’en la vie alors maintenant, il va falloir y aller, risquer de me tromper, ne pas avoir peur de tomber. Me souvenir de mes genoux écorchés, du sang qui coulait de mes coudes meurtris quand la côte m’avait trahie Je léchais alors le sang qui en coulait pour remonter sur mon vélo juste après, pédaler plus fort, plus vite, la vent dans la bouche et le soleil droit devant.  Il y a aura toujours les roses de mai,  les petits matins frais,  et cette heure magique quand je jour s’incline et qu’il est plus beau qu’il n’a jamais été, l’heure dorée, celle qui murmure que tout est encore possible et qu'il ne faut surtout pas s'inquiéter. 

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