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Je ne sais pas si j’écrirai encore beaucoup ici. peut-être un peu et puis plus. Mais je ne pouvais pas laisser s’envoler avril sans  en avoir couhé quelques parfums ici.  Même bordée de peurs et d’incertitudes, la vie a repris ses aises et quand je cours le matin je me surprend  à laisser la lumière m’émouvoir au-delà de tout. Je réponds inlassablement que non, je n’ai ni travail en vue, ni pistes, je  voudrais dire alors, à la vue de ces mines déconfites, que la fin de contrat n’est pas contagieuse, que sinon je vais bien, mais je me tais. J’aime encore moins les leçons données, je fais ce que je peux, nous frayons notre chemin. Non, à propos des mois qui viennent, je ne sais rien et bien sûr que si, je suis morte d’inquiiétude, mais j’ai cinq enfants qui me demandent si on va devoir vendre la maison. Je leur dis non. Je ne suis pas sûre d’avoir envie de partager ces angoisses ici. Parce qu’il y a l’énergie aussi. Celle que je puise là où je vis, dans chacun des souvenirs qui m’ont fait la vie plus légère, dans chacune de mes envies. Parfois, l’inquiétude me grise, je me sens si bien dans cette nouvelle peau dont je prends soin. Il y a toutes ces petites robes que j’enfile de nouveau, mes cheveux coupés, juste un peu, il y a  nos baisers, ses baisers et les miens, les mains douces. il y  a les enfants qui grandissent à côté de nous, leurs propres désirs, leurs mots, leurs envies  qui ne sont pas toujours les nôtres. Et puis il y a l’amitié, ce précieux coffre dans lequel j’ai trouvé tous les petits cailloux blancs qui m’ont aidée à traverser l’hiver, ce précieux coffre que je glisse toujours au fond d’une poche et que j’emmène partout. Et puis il y a les mots posés, les mots que je n’arrive pas à ordonner, pas comme je le voudrais. Je croyais que j’étais faite pour écrire, peut-être que je me suis trompée, peut-être que je dois accepter l’idée que mes mots perdent de leur magie pendant le trajet entre ma tête te le bout de mes doigts. Trop souvent, je n’y arrive pas. Je ne sais pas si ce constat me brise ou s’il m’apaise. Comme quand on accepte enfin ce qu’on n’a jamais osé se dire. Je ne veux pas manquer les premiers frissons d’avril, la vie qui revient,  celle qui sera toujours plus forte que tout. Les enfants crient ils m’appellent, je n’ai plus peur du flou.

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