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De la peinture avec les enfants dans la maison du bas de la vallée, une promenade sur notre chemin, le temps qui s’étire et qui nous laisse profiter du jardin. Les quilles avec Blanche et Marcel, et me rappeler que je suis en vacances, vraiment. Jouer, et perdre sans même le faire exprès. Aujourd’hui Marcel a compté les heures qui le séparaient de son anniversaire et il m’a dit « pour toi, il faudra attendre trois-cent-soixante-cinq jours maintenant. » Ce matin, j’avais fait un gâteau pour le petit déjeuner  en y glissant un peu d’automne dedans, des noix et des raisins. Ce midi, nous avons partagé le repas tous les sept, comme presque tous les jours de cette semaine. C’est une semaine de vacances à la maison et je crois que c’est exactement ce qu’il nous fallait. Nous retrouver ici et petit à petit oublier cette liste de choses à faire que je ne peux m’empêcher de dresser à chaque semaine de vacances ici. Et même laisser le bazar s’installer, et même ne pas savoir ce qu’on va dîner, et même laisser les enfants ne pas s’habiller s’ils n’en ont pas envie. Ne profiter que d’être ici, avec eux, et lire, dormir, parler, rire et regarder des films pour les enfants avec les enfants. Un plongeon tête en avant et bras tendus dans leur monde, , leur rythme décousu, leur envies et leurs disputes. ET puis quelquefois, ne plus les entendre du tout, réfléchir à la robe que je vais choisir pour la journée, à ces petits kilos déjà perdus, aux cheveux un peu plus courts et au vernis rouge que j’arrive enfin à mettre sur mes mains. Je suis une dame maintenant, j’ai des cheveux blancs. Et puis les entendre dire « t’es belle maman ! » et mettre mes talons hauts, puis mes sabots, chausser mes envies, m’y glisser, me dire que pendant ces quelques jours de vacances ici, chacun aura fait ce qui lui plaît. J’aurais plusieurs fois dormi en pleine journée et quelquefois veillé au milieu d’une nuit, j’aurais vu des enfants se lever très tôt et d’autres dormir jusqu’à la fin de la matinée. Des douches, des bains, pas de bain du tout, la liberté en bouquet, juste avant les premières gelées.

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