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Quatre invités pour les quatre ans. En fait, cinq invités, des frères, des sœurs « et un gâteau à deux étages s’il te plaît. » Georges attendait cette journée depuis des jours, des semaines, des mois. Ce qu’il ne savait pas, c’est que juste avant le lancement des festivités, son oncle d’Amérique allait lui aussi arriver avec un paquet de surprise et parmi elles, une tenue complète de squelette d’Halloween. Le gâteau attendait son heure et je suis partie chercher les premières petites filles pendant que Georges finissait de préparer. Les petits sacs lui plaisaient, le chocolat aussi et il s’était assuré que nous avions des jeux pour occuper l’après-midi. La salle de jeux, le jardin, le pré, finalement tout était si tentant, Georges n’était plus sûre des chaises musicales, plus certain de vouloir jouer aux statues. Le moment des cadeaux arriverait lui aussi, mais il fallait attendre un peu. Et puisque les béquilles de Joséphine l’empêchait de jouer les maîtresses de cérémonie c’est Blanche qui se lançait dans l’animation de l’après-midi. Elle consolait une toute petite fille tombée de la balançoire, retrouvait une chaussure perdue, rappelait la troupe pour le jeu de la pomme dans l’eau. Elle les laissaient partir jusqu’au ruisseau et nous les regardions d’en haut. « C’est mon jour » criait Georges qui attendait son gâteau. D’abord, il y avait les cadeaux et cinq petites têtes penchées au dessus du héros de la journée, le souffle suspendu à son éventuel sourire une fois le paquet déchiré. Il y avait un mot doux et des cadeaux comme il en rêvait, exactement ceux que les parents ne veulent jamais acheter. C’était un anniversaire de quatre ans parfait et le gâteau se mélangeait aux bonbons. Georges avait soufflé ses bougies deux fois et proposait à ses invités de remonter voir La prophétie des grenouilles après un dernier passage par le passage secret au milieu du pré.  Plus tard, il m’a confié qu’il avait compris « quand tu mets un film et que les parents arrivent alors qu’il n’est pas terminé, il ne peuvent pas forcer leurs enfants à s’en aller et on peut rester ensemble encore un peu. »  Alice est partie alors que la nuit tombait et Georges m’a dit alors que la nuit tombait « c’était vraiment une trop bonne journée. »

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