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Ici, quand on part à Paris, il faut se lever bien avant le jour, faire la route très tôt vers une gare au milieu de nulle part  et monter dans le train pour arriver gare de Lyon une heure et vingt minutes plus tard. Aujourd’hui c’était une formation d’élue Au sous-sol d’un bâtiment sur les quais de la Seine et je partais avec une amie qui travaille avec moi. Nous nous sommes offert le trajet en bus, comme un délice et quelques pas sur les quais, le nez au vent et la tête au soleil. Et puis j’ai pris des notes, et puis j’ai appris, j’ai tenté d’écouter, d’étouffer mes souvenirs d’élèves dissipées, nous sommes reparties toutes les deux plaines d’entrain et d’idées, décidée à profiter des quelques heures qui nous restaient avant de prendre le train qui nous ramènerait chez nous. J’avais une idée précise de l’endroit où nous irions prendre un thé, parce que j’avais suivi le projet de Marie, parce que j’avais rêvé avec elle et tellement cru à ce rêve. On ne dit plus salon de thé, on ne dit pas bar, on ne dit pas restaurant non plus, alors je dirai bien endroit charmant tant j’aimé aimé me retrouver assise à une des tables de Maison bastille au milieu de la ville et à l’abri du bruit. Il ne m’arrive pas souvent ici de parler d’un endroit comme celui-ci, d’en dire du bien à ce point, et il m’est difficile ici, de vous décrire le gâteau au chocolat, mais j’ai suivi cette aventure avec une admiration folle pour cette femme-là, qui lâchait son activité professionnelle pour plonger dans son rêve et faire de ce rêve une réalité, les pieds sur terre et les mains aux fourneaux, le cerveau dans les comptes et le mot décidé, la détermination de Marie m’a toujours fait rêver et le thé que j’ai partagé dans ce délicieux endroit de la rue Amelot avec une sœur et des amies avait le goût fort et sucré du rêve abouti.  A l’intérieur tout est blanc et doux et je me suis sentie assez à l’abri, de l’autre côté de la grande vitrine, pour regarder les passants en livrant quelques unes de ces confidences qu’on ne laisse filer que lorsqu’on se sent dorlotée.

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