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Ce matin, je l’avais quitté sans me retourner mais j’avais longtemps entendu ses sanglots. Cette semaine, je suis plusieurs fois rentrée beaucoup trop tard pour l’embrasser à l’heure du coucher. ce midi, il avait hurlé « maman ! » en se serrant contre moi au moment de mon arrivée. Alors cet après-midi, une fois Blanche partie à la danse avec son père, une fois Marcel embarqué chez un copain de classe et Aimé déposé à son premier cours d’expression corporelle, nous nous sommes retrouvés tous les deux, rien que tous les deux, pour prendre un petit peu du temps qui nous avait manqué ces derniers jours. D’abord, il m’a tenu la main pour traverser notre jardin, puis il a choisi un livre, puis il a choisi un autre livre. Il m’a dit « oh chouette, on va écouter de la musique » . Nous avons décidé tous les deux de faire un gâteau pour le dessert et il m’a dit « comme ça on s’entraîne pour le goûter d’anniversaire avec les amis. » Il est parti chercher le livre de recettes mais je lui ai dit que j’avais déjà cette recette dans ma tête. Il  voulait du chocolat et nous avons rajouté des pommes et des raisins secs, il a tout mélangé et même fait fondre le beurre, il n’a presque pas eu besoin de moi , à part peut-être pour lui apprendre à battre les blancs en neige sans les casser. Pendant qu’il mélangeait, nous discutions de la vie à l’école et de ce fameux anniversaire  « tu crois qu’on peut aussi inviter les maîtres ? » Georges me parlait des chansons qu’il avait apprises et je découpais le papier sulfurisé.  J'ai laissé de la pâte au fond du saladier et il m'a dit, d'ai air inquiet "maman, c'est pas grave si j'en ai plein mon gilet?" Il faudrait bientôt aller rechercher Aimé, Marcel et nous replonger dans la soirée. Avant de repartir, nous avons vérifié la cuisson du gâteau et mon petit garçon a de nouveau glissé sa main dans la mienne avant de mettre ses pas dans les miens. Nous avons encore discuté sur le petit bout de route qui sépare la maison du cours de danse et quand j’ai pris un monsieur en stop pour le rapprocher du village où il se rendait, Georges lui a dit « ma maman s’appelle Marion vous savez. » Puis il a retrouvé ses frères, sa sœur, et sa place à table pour le dîner. Puis il est monté se coucher et il m’a demandé « maman, une toute petite histoire s’il te plaît. » et alors j’ai craqué.

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