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Le brouillard qui s’accroche à nos petits matins, les petits déjeuners désordonnés, la lumière qui change et les feuilles qui commencent à tomber, c était un samedi qui devait être ordinaire et nous nous apprêtions à partir  armés de la grandes échelles et de paniers pour récolter les poires de curé. Tout était normal, excepté le petit micro accroché au col de ma blouse et la petite boîte dans la poche de mon pantalon. Les enfants se disputaient le haut de la grande échelle  avant de trouver un modus vivendi, Tout était normal sauf les deux jeunes femmes caméra à la main qui regardaient notre vie à travers un petit carré depuis leur arrivée. J’avais reçu l’appel de l’une d’elle il y a quelques temps, me demandant si nous acceptions d’être le sujet de leur reportage. J’avais d’abord  expliqué que je n’étais pas seule à décider  avant de préciser que nous avions plusieurs fois refuser d’apparaître dans des émissions de tééréalités qui nous auraient volé des petits bouts de notre vie. Puis la jeune femme m’avait exposé l’appel à projets auquel elles participaient. Un sujet de trois minutes quinze et un sujet « dimanche tous les jours. »  et une émission à des années lumière de la télévision que nous détestons. Infra rouge. Nous avions fini par accepter la venue de ces deux jeunes femmes, caméra en mains. ET finalement nous avons vécu comme on vit ici, en préparant des gâteaux et des lasagnes de courgettes pour le midi, en descendant voir l’ânesse et les deux chevaux. Nous avons oublié, souvent, que le micro enregistrait chacun de nos mots et nous avons oublié, souvent, que les deux jeunes  femmes étaient là pour travailler. C’était à la fois étrange et joyeux de vivre sa vie comme un jeu, de ne rien changer, de ne rien rajouter, de ne rien enlever, juste la vie comme elle est, avec l’eau claire du ruisseau  et les hautes herbes du pré. Quand les deux jeunes femmes sont partis après le thé, nous avons tous croisé les doigts pour que leur reportage soit selectionné. Nous n’avons encore vue aucun des des images, nous n’avons aucune idée de leur montage, mais nous venions de passer une délicieuse journée et de nous attacher à deux jeunes femmes qui nous avient suivi stoute la journée dans le plus grand respect.

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