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Il y a les trésors retrouvés, ceux que le grand rangement nous a encore permis de retrouver comme ce très gros livre de conte d’Andersen ou ce magazine de mode japonais.  Il y a les trésors attendus, espérés, comme les chaussures de rentrée arrivées ce matin par la poste, deux jours plus tôt que prévu. Il y a les trésors et tout le reste, ces tas de petites choses dont on ne sait plus très bien si elles sont précieuses ou bonnes à jeter. Et puis il y a ces trésors si doux au toucher, ces tissus que je me suis enfin décidée à couper. Ces jours-ci, quand je ne range pas je couds. Blanche, Aimé, Marcel et Georges auront leur chemise pour la rentrée. La première est terminée, la seconde est sur le point de l’être. Georges me dit son impatience et Marcel n’a pas encore choisi son modèle.  J’ai pendant  longtemps cousu au rez-de-chaussée, au milieu du bruit et des courses des enfants. Cette fois-ci, je me suis installée sur la grande table de mon bureau, j’ai déplié les étoffes comme je le voulais,  j’ai laissé les enfants venir, quand j’en avais envie et j’ai savouré ma chance, mon plaisir, j’ai rêvé aux week-ends que je pourrais passer ici. Il se pourrait que cet automne j’aime encore plus les dimanche de pluie.  A seize heures j’ai laissé ma machine pour m’asseoir sur les marches du petit escalier qui descend à la salle de jeux. Le spectacle était annoncé depuis hier après-midi dans toute la maison et j’avais même reçu un bon pour « une entrée gratuite ».  C’était tellement bien que nous avons demandé sur le champ une seconde représentation et comme les affiches annonçaient que le spectacle était suivi d’un goûter, je suis juste remontée pour coudre un ourlet en attendant que le thé soit prêt.  Oserais écrire que ce matin, j’ai beaucoup aimé dépoussiérer les animaux empaillés?  C’était une journée à la fois délicieuse et ordinaire.  Peut-être délicieuse parce qu’elle était si ordinaire. J’avançais avec ce sentiment de refaire notre nid pour l’année sans être encore trop pressée, avec la sensation de ne pas avoir à penser.  Juste enlever la poussière. Je me suis surprise à me dire que cette année pourrait être  bien plus douce que je ne le craignais, j’ai eu envie d’ouvrir mon agenda pour m’organiser. Je me suis sentie prête à affronter la réalité pour commencer à composer et mieux respirer que ces derniers jours. Notre petite vie va continuer, j’ai  juste un peu peur de sauter du grand plongeoir. 

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