DSCF6440DSCF6445

Les enfants partent demain matin. Leur nounou et sont mari viendront les chercher et ils s’en iront camper. Une semaine dans une autre vie, une histoire dont ils seront les héros. Demain, ils s’en vont jusqu’à samedi prochain. Ce soir, ils se sont couchés tard et demain, ils se réveillerons tôt. Mais cette fois-ci, peut-importe les heures de sommeil, pourvu que la voiture soit là à sept heures trente tapante pour les emmener. Jamais valises ne furent si vite préparées « mais toi aussi ça va te faire des vacances maman ! » A peine le temps que je leur dise et les chaussures étaient déjà prêtes par paires, les brosses à dent déclarées perdues retrouvées en un éclair, aussi vite que les pyjamas réassemblés. En moins d’une heure tout était prêt, même les chapeaux, « mais maman, on n’a pas besoin de chaussettes, on va se débrouiller. » On prévoyait des tenues en cas de pluie et pour demain matin « ben on a qu’à s’habiller comme aujourd’hui ! ». C’était plié. Georges voulait partir tout de suite, même dans la nuit, alors qu’Aimé, Marcel et Blanche acceptaient de monter se coucher sans broncher. Plus vite ils dormiraient, plus vite demain serait arrivé. Demain, j’irai très tôt les réveiller, je sais qu’ils seront prêts, casquettes vissées sur la tête et sur le dos à l’heure donnée. Demain matin, rien ne m’empêchera ce petit pincement au cœur quand je verrai la voiture s’en aller avec nos quatre petits surexcités. Et même peut-être que dans ce petit pincement, il y aura cette joie qui est là leur de partir « enfin sans les parents. » un petit pincement d’une micro-seconde qui je laisserai s’exprimer.  Et puis je serai touchée par leur joie, j’entendrais leur rires résonner et peut-être même leur première dispute « mais non, c’est moi qui vais devant ! ». Et là, je les laisserai partir  vers leur semaine dans une autre vie, et je commencerai à goûter à la legereté qui sera la mienne pendant une semaine. Etre pendant une semaine, une femme sans enfants, enfin sans les quatre plus petits.

DSCF6428