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Il y a eu l’immensité du Père Lachaise, le ciel un peu gris, des retrouvailles, Les caveaux imposants et la calme des allées. Il y a eu des gardiennes de cimetière trop zélées et des roses rouges qu’on s’est partagéses, les cendres dispersées pas loin du mur des fédérés et le temps des cerises que je n’arrivais plus à m’arrêter de fredonner. Il ya eu ce fossoyeur tatoué et émouvant.   Il y a eu de très jolis moments, de ceux qu’on a besoin de garder pour soi, de ceux qu’on racontera peut-être un jour, dans très longtemps, ou dans un roman qu’on écrira peut-être jamais, il y a eu l’histoire d’une femme, comme l’histoire du siècle qu’elle a traversé. Elle a eu une belle vie. Il y a eu la tristesse de mes filles, on n’échappe pas à la tristesse les jours d’enterrements, mes frères et sœurs et cette famille rassemblée, l’impression d’être comme des miraculés. Une famille en vrai avec ses arrières goûts et ses accrocs, mais quand même rassemblée. IL y a eu Paris, Paris quand même, Paris pour quelques dernières bouffées. Et puis le voyage du retour et ses mots échangés. La famille, c’est compliqué, la vie c’est compliqué ». mais c’est quelquefois beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. On est rentrés tard pour retrouver des petits garçons qui seraient bien restés quelques heures de plus chez la nounou.  A la faveur d’une route barrée, on s’est perdus dans les vignes, on a traversé des villages de pierres jaunes aux maison qui nous ont fait rêver.  Alors on s’est promis d’y revenir cet automne, avant que les feuilles ne soient tombées.  On a pensé aux autres qui devaient être arrivés chez eux. Je ne sais pas quand on se reverra, je n’en ai aucune idée.  La maison nous attendait, et d’abord ce jardin que la pluie avait trempé. Il avait du faire chaud ici aussi. C’était moite et doux à la fois et pour une fois, la boîte aux lettres ne contennait que des petits mots gentils. De la famille aussi. D’autre bouts de famille qui n’avaient rien à voir avec celui-ci. Quoi que.  C’était étrange et presque douloureux de se dire que demain, la vie reprendrait son fil quotidien. Le cours normal des choses. Demain, je retourne travailler.  

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