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Marcel a manqué de se rendormir la tête posée à côté de sa tasse de petit déjeuner, Georges ne savait plus ce qu’il voulait et moi, je me suis très vite demandé dans quel état j’allais terminer cet journée. C’est la fin du mois de juin, la fête est terminée, Joséphine est partie hier soir après trois semaines passée chez nous et ce matin, je savais que ce dernier jour du mois n’aurait pas beaucoup de sens pour nous. On avait beau se dire que c’était bien et qu’un jour, on recommencerai, Blanche avait beau nous répété que c’était une fête comme elle en rêvait, nous partagions tous ce matin cette sensation d’avoir des pieds de plombs et l’estomac noué. Le vrai lendemain de fête, c’était aujourd’hui et ce lundi était déjà cruel avec nous. Il était tout gris et même un peu froid, pas gai du tout, rien à voir avec l’été et ce genre de légèreté qui aurait pu nous sauver notre début de journée. Le début d’une nouvelle semaine avec ses longues journées et ses réunions me paraissait incongru, presque déplacé, il me faudrait pourtant très vite me remettre dans le bain. Dès demain. Mais il n’était pas question de renoncer complètement à la joie des beaux jours,au souffle qui nous porte souvent en début d’été. « Aujourd’hui, c’est le premier jour de ma dernière semaine d’école primaire » nous annonçait Blanche juste avant de monter dans la voiture. Elle avait raison et cette semaine s’annonce pleine d’émotion. L’année scolaire est sur le point de se terminer et dans quelques mois tout aura changé. Je me suis d’ailleurs bien gardée de leur dire qu’à partir du mois de septembre prochain, nous ne pourrions plus prendre nos petits déjeunes tous ensemble les matins d’école. Juste avant de les réveiller, j’avais terminé le dossier d’inscription de Blanche pour la sixième et j’y avais joins le livret de famille pour que son père puisse le porter au collège dans la journée. J’ai préféré parlé encore de la fête et de tout ce qui l’entourait, de ces souvenirs tout frais, puis  de cette semaine qui s’annonce, puis nous avons pensé à Joséphine peut-être dans l’avion au moment où nous parlions. Parce qu’une grande sœur qui s’envole pour rejoindre son autre chez elle de l’autre côté de la planète, ça donne envie de grandir, d’aller toujours un peu plus loin, même quand on doit partir en bus très tôt le matin.

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