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Les lendemains de fête, on a encore un peu la tête à la fête.On en garde le parfum, même après les premiers départs, les au revoir qui commencent à signifier que quelque chose va ressembler à la fin.  La journée a commencé autour de la table agrandie pour le déjeuner, avec onze chocolats au lait  à préparer, du café et du thé, du pain et du gâteau de la veille, des cafetières qu’on n’en finit pas de réchauffer, la moitié des enfants qui s’habillent et l’autre qui décide que le pyjama sera très bien pour partir à l’assaut du grand chêne de l’autre côté du ruisseau. On a rangé, discuté un peu nettoyé, encore discuté, profité du soleil et des arcs-en-ciel, vu un petit cosmonaute atterrir sur le muret. Les lendemains de fête, les esprits s’échauffent toujours plus vite et l’émotion affleure la peau, parce qu’on sait qu’on va bientôt se quitter sans avoir aucune idée du moment où on pourra se retrouver. On a quand même déjeuné sous la tonnelle et parlé de l’été qui vient, rangé encore un peu, dis au revoir, encore une fois « tu peux nous appeler quand vous êtes arrivés ? », on a pris un thé, ri encore un peu, on s’est souvenu d’hier et on a pensé à la prochaine fête. le gros gâteau a perdu ses dernières traces de glaçage « mais c’est pas moi, je ne sais même pas qui a fait ça, peut-être un gros rat. » Georges a voulu suivre les plus grands partout où ils allaient et il s’est retrouvé coincé sur une branche, effrayé à l’idée den descendre. J’ai évité de penser à demain, j’ai essayé d’envoyer mes pensées plus loin, vers le milieu de l’été. J’ai réalisé que la fête nous avait beaucoup occupé l’esprit ces derniers temps, Nous nous sommes chacun notre tour, à un moment ou à un autre de la journée, assis sur le muret ou sur le banc dont il est flanqué. Parce que c’est un bel endroit pour se parler, se raconter, ne dire que ce qu’on a envie. Blanche a enfourné son moncycle tout neuf, Georges et Joseph ont joué aux gros camions et à table, ils se sont tous mis à chanter, comme si la fête ne devait jamais s’arrêtait. Ou si peut-être un peu pour Joseph qui en avait marre de la campagne et qui voulait rentrer dans sa maison de Paris. On s’est retrouvé un peu perdu quand les derniers invité furent partis. Il a fallu alors nous rappeler que le dimanche soir été arrivé et que l’école n’était pas tout à fait terminé.

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