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« C’est aujourd’hui le parrainage ? » me demande Georges tous les jours depuis une semaine. Je ne suis pas allée travailler aujourd’hui, une journée entière pour préparer la maison, cuisiner, et nous demander comment nous allions y arriver. Une journée pour me remettre de cette mauvaise nouvelle, je devrais renoncer à une partie de mon temps partiel à partir de l’année prochaine etoublier mes mercredi matin de semi-liberté. Mais pourquoi l’esprit de la fête n’arrive-t-il jamais à étouffer complètement les sales coups de la réalité ? Sempiternelle histoire de sous que nous avons finalement décidé d’oublier jusqu’à lundi pour nous concentrer sur le curry et les trois étages du gâteau. Monsieur s’occupait du salé pendant que Joséphine m’aider à préparer le fameux dessert. Il y avait aussi les autres plats à préparer, les cakes pour l’apéro et la ratatouille du dimanche, les tomates pour demain soir et deux pains à préparer pour chaque matin. Le four tournait à bloc et réchauffait tout le rez-de-chaussée. Je digérais la mauvaise nouvelle pour finalement profiter de ces moments réjouissants, tous les trois à rire et préparer la fête, tous les trois concentrés sur l’essentiel, j’écoutais Joséphine qui me répétait depuis  trois jours « on n’a dit que rien ne devait nous gâcher la fête avant de rajouter « dans la joie et l’allégresse, c’est obligé ». Au milieu de l’après-midi, bercée par un délicieux fumet, devant une table qui ne désemplissait pas d’ingrédients à assembler, je n’avais plus du tout besoin de m’obliger. Les saladiers débordaient d’allégresse autant que de fruits secs et nous avons beaucoup ri et pensé à cette journée qui arrivait. Nous savions déjà qu’associés aux souvenirs de cette journée que nous imaginons exceptionnelle, il y aura ces moments  de préparation, ces heures passées autour de la très grande table du rez-de-chaussée, à se partager le beurre et les épices « tu peux goûter s’il te plaît ? ».  Les deux premiers gâteaux enfournés, je filais chercher les enfants à la garderie pour les ramener à la maison et couper quelques rubans en leur compagnie. J’avais très envie qu'eux aussi gardent le souvenir de ce goût si délicieux de l’avant fête, quand la joie se mêle à la fébrilité. Quand il est trop tard pour se dire qu’on ne va jamais  y arriver.

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