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Marcel était déjà parti pour son tournoi de football et nous lui avions promis de venir de regarder jouer. Il avait crié sa joie à l’idée de ne pas partir marcher avec nous, c’était sa première victoire de la journée. Aimé venait de terminer de remplir son sac à dos d’aventurier. Deux boussoles, deux loupes et un livre pour les animaux, il ne restait plus beaucoup de place pour la bouteille d’eau mais l’essentiel était dans son dos « si c’est trop lourd je pourrais te le passer après ? » Georges tenait à porter les mêmes chaussures que nous et nous assurait qu’elles n’étaient pas trop petites pour lui. La marche partait du village d’à côté, huit kilomètres avec un ravitaillement au milieu. La discussion tournait autour de notre capacité à marcher jusqu’au bout. Finalement, nous en étions tous persuadés, même s’il fallait commencer par la montée. Je pensais le point culminant beaucoup plus près. Mais le chemin nous était inconnu et le paysage était beau « maman, tu peux me prendre dans les bras pour regarder ? »  Un petit bout de route, et puis la forêt, un chemin bordé de hautes herbes et au bout, deux ânesses qui nous attendaient. « maman, c’est où qu’on va boire un coup ? », « et ça veut dire quoi en fait boire un coup ? » Georges voulait retrouver sa nounou, le mari de sa nounou, Blanche voulait retrouver ses marraines et Aimé se demandait qui les accompagnait. Au début de la marche, on nous avait prévenus qu’ils avaient à peu près un quart d’heure d’avance sur nous. Georges marchait et marchait encore, son pas était décidé et son chapeau bien vissé. De temps en temps, il prenait ma main pour partager mon entrain mais pas une seule fois nous ne l’avons porté. C’est Aimé ui a remarqué la tente orange le premier. Dessous, il y avait des tartines de fromage fort et du saucisson, des pommes, des madeleines et du chocolat en petits carrés, il y avait de la limonade et du café, et tous les amis qui nous attendaient. Il ne restait plus qu’à descendre pour le retour, à longer les champs, des prés et des vergers, un bout de route et un chemin à travers la forêt pour terminer. Retour au même endroit, avec du chèvre frais et un petit carré de chocolat. Un café vite avalé, il restait à savoir combien de buts Marcel avait marqué.

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