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C’était donc un dimanche, un dimanche d’élections européennes avec un bureau de vote à ouvrir à huit heures. J’ai vérifié que le compteur de l’urne était sur Zéro et j’ai glissé l’une des clés dans mon sac à mains et l’autre dans un endroit seulement connu de deux des conseillers. J’ai sorti les petits pars de bulletins pour en faire des petits tars sur la table que nous avions installée. Juste à côté, il y avait un thermos à café et le reste de la fête d’hier soir. Des parts de gâteaux que nous avons partagé avec les premiers votants. Dix heures et vite arrivé et nous avons passé le relais aux deux suivants. La maison était encore endormie quand je suis rentrée et ils ne leur restait pourtant que dix minutes pour se préparer à partir avec moi. Un chantier solidaire qui présentait son travil ce matin, des jardins perché au dessus d’une ancienne petite cité minière imaginée il y a plus d’un siècle par un architecte gallois. Je me serais bien assise là pour boire une bière et convoquer les pogues au dessousdu cerisier plein. Nous sommes montés en famille pour rencontrer les gens qui font vivre ce jardin tous les jours. Pour eux aussi c’était un dimanche, eux aussi étaient venus avec leurs enfants. Juste à côté de la cabane de jardin, il y avait une marre avec des tritons marbrés.Nous nous sommes arrêtés un moment pour regarder les tritons et les libellules déprimés mais le cheval nous attendait. Por la fête des mères, la monitrice d’équitation d’Aimé avait proposé à toutes les mamans des petits cavaliers de leur faire découvrir le contenu de ses cours. Cette jeument m’avait toujours fascinée, je me suis approchée d’elle, j’ai marché à côté d’elle, mis mes pas dans les siens et au boutd’une heure, nous marchions toutes les deux côte à côte, sans aucune attache, en dressant des cercles dans la carrière ; J’ai eu beaucoup de mal à la raccompagner dans le champ au milieu des autres chevaux. Je ne sais pas si cette jument a senti ce qu’elle m’offrait. Je suis repartie tenir le bureau pour les deux dernières heures. A dix-huit heures et une minute, j’ai retrouvé les deux petites clés de l’urne et nous avons ouvert les quarante-sept enveloppes qui s’y trouvaient. Le compte a été vite fait, les procés verbaux et leurs expressions alambiquées difficile à remplir mais nous y sommes arrivés. Quand je suis arrivée à la gendarmerie du canton pour y déposer les résultats on m’a dit « je ne vous connais pas » et quand je suis partie , une poignée de messieurs en costume et sortie pour vérifier que je ne rayais aucune voiture. J’ai appelé ma maman sur le chemin du retour. A la maison, une petite poigée d’enfants m’attendaient avec un gâteau fleuri et des petits paquets. Précieux petits cadeaux que j’ai ouvert un par un, irrestible poème récité par cœur « oh, j’ai oublié de dire Maurice Carême » ou inventés en acrostiches.

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