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J’avais travaillé depuis tôt ce matin et jusqu’à une heure de l’après-midi puisj’étais vite descendue à la maison me changer et relire le petit bout de discours que j’avais préparé, mes mains étaient un peu moites et mon cœur plus bruyant. J’ai glissé le gâteau dans le grand panier puis nous  sommes montés jusqu’à la cour de l’ancienne école. Les tables étaient déjà dressées sous le préau ; les premiers habitants du villge étaient déjà arrivés. Ce soir, nous les avions tous invités à venir rencontrer le nouveau conseil municipal. Chacun devait amené un plat sucré ou un plat salé, nous avons très vite compris qu’il y aurait bien trop à manger. Vingt personnes, puis trentes, puis quarante, sur les cent dix habitants que compte le village, nous étions un peu plus de soixante-dix dans la cour quand je me suis glissée dans le petit bureau de la mairie pour y chercher l’écharpe tricolore. C’est la première fois que je la portais et je savais déjà que mes premiers mots seraient pour raconter cette émotion et cette fierté. Cer je peux jurer qu’il y avait de l’émotion et de la fierté dans ce bureau à ce moment  là. J’ai serré le papier sur lequel j’avais écrit le discours mais je crois que je n’en ai pas leu grand-chose. Je me suis sentie émue, décidée, heureuse  et pleine de reconnaissance. Pendant que je parlais de nos projets, j’ai croisé des regards amis, des regards bienveillants, j’ai senti le soleil sur mes joues , une partie de moi aurait voulu que ce moment dure, mais c’est soulagée que j’ai dit merci et que j’ai vu un pouce se lever au loin. J’ai ri, et je suis allée me servir un verre de vin blanc. Je crois que c’était une vraie fête de village et q u’il faudra recommencer, je sais que je me souviendrais longtemps des petits mots gentils qui m’ont été glissés dans l’oreille après, je sais que tout ne sera pas aussi facile et enthousiasmant que ce soir, qu’il faudra faire des choix, affronter des avis contraires et peut-être des vents violents. Mais je sais qu’un soir comme celui-là ne s’oublie jamais.

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