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C’était un vendredi soir épuisée, d’autant que je devais me préparer à un samedi  et un dimanche matin travaillé, c’était un soir  qu’il me fallait absolument rendre douillet, un tout petit espace  qui devait me redonner des forces entre une semaine chargé et un week-end plein à craquer. Les enfants semblaient être dans un état proche du mien, à la foix très excités à l’idée de se trouver à la veille d’un week-end bourré d’activité et impressionés par tout ce que nous devrions y  caser. Alors, d’un commun accord, nous avons décidé  qu’il nous fallait un remontant et nous avons renoué avec de très vieilles habitudes oubliées depuis des semaines et peut-être même des mois. Ils sont montés se mettre en pyjama et je leur ai préparé un petit déjeuner. C’était doux et réconfortant, joyeux et désorganisé, chacun a mangé ce qui lui plaisait et le dîner fut vite avalé.  Il fut question de cadeaux ramenés e douce, de dimanche et de cette petite fête qu’il alalit falloir caser puisqu’il était hors de question pour les enfants de remettre la fête des mères à un autre jour de la semaine. Nous avons convenu qu’elle aurait lieu dimanche soir et que dimanche soir c’était encore très loin. Ils sont alors montés pour cacher leurs paquets dans un calme qui auraient pu paraître surprenant si je ne leur avais pas promis quelques minutes lus tôt, qu’ils pourraient, puisqu’ils avaient été très sages et puisque cette semaine avait été vraiment exceptionnelle, qu’ils pourraient regarder un film à l’heure à laquelle d’habitude ils vont se coucher.  C’est un film qu’Aimé avait déjà vu avec sa grande sœur, je les aidés à s’installer puis je me suis glissée dans lapièce d’à côté pour un peu travailler. Je les ai entendus rire à gorges déployées. Aimé disait « je ne vous raconte rien, mais là, ça va être vraiment bien. » Et ils riaient plus fort encore ; le film terminé, ils ont rejoints leur lit et j’ai pris leur place sur le canapé.  Ils se sont vite endormis et je me suis glissée avec un plaisir infini dans ce moment de solitude choisi alors qu’à certains moments, ils me semblait encore entendre l’écho de leurs  quatre  rires  mélangés.

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