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Il faut que les enfants puissent aller chercher le pain  tous seuls, voilà qui pourrait être un de  nos critères pour choisir nos destinations de vacances. Ce matin, c’est Blanche qui a emmené Georges à la boulangerie du village, puis les enfants ont pris leur chocolat dehors, dans cette petite ruelle qui devient vite la place principale de la maison, comme un salon d’été. Les maillots de bain prêts, nous sommes repartis de l’autre côté de la frontière, Blanche était très fière de dire à ses frères « je vais dans la voiture de ma marraine » et nous, amusés de mener notre ribambelles de petits garçons. De villages en villages, de route de crête en chemin de montagne, je me suis plusieurs fois demandée pourquoi cette côte avait si mauvaise réputation. Nous avons regardé les pêcheurs faire sécher leur filet, chercher les bancs de poissons et compter les oursins. Encore un peu de route au milieu des plantations d’oliviers et nous arrivions dans ce village que j’imagine fort bien impratiquable l’été. J’étais venue à Cadaques dans une de mes vies d’avant, il y a plus de vingt ans,  je l’ai redécouverte aujourd’hui avec les enfants qui retrouvaient certains de leurs souvenirs grecs au milieu de ces ruelles aux murs très blancs. Nous rentrions dans l’église et Aimé me chuchotait son vœu à l’oreille, Georges s’en allait devant nous à l’assaut de l’inconnu avant de retirer ses chaussures et son pantalon pour goûter à l’eau. Il décidait, pendant le déjeuner, de retourner jusqu’à la plage pour y relâcher la crevette que nous lui proposions de manger. Il en revenait ravi « je l’ai mise dans l’eau et j’ai vu qu’elle flottait, alors elle vit. » Nous reprenions nos promenades dans les ruelles avant de repartir vers une plage à l’abri de la foule et du vent. Les enfants retrouvaient l’eau pendant que nous cherchions des yeux de Sainte-Lucie, ces petits coquillages sensés nous apporter fortune pour toute l’année. Loin devant, de l’autre côté de la baie, on apercevait une très grande maison qui avait été une des résidences secondaires de Franco. Derrière nous, deux jeunes femmes espagnoles passaient en riant et puis, plus loin, on pouvait apercevoir un train qui passait. Un train presque identique à celui que nous prendrons demain.

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