P1018544

Il a plu tout le matin et à midi, il pleuvait encore. Aimé nous disait son désespoir, lui qui aurait tant aimé reprendre son vélo et partir en  trombes. Nous avions tous envie de printemps et le printemps était là. par la fenêtre, nous avons regardé les narcisses prêts à s’ouvrir.  Mais aujourd’hui le printemps était trempé et nous tenait à distance. La pluie ne s’était pas tout à fait arrêtée quand j’ai convaincu les enfants de descendre avec moi pour rentrer le dernier stère de bois. Pieds nus dans leurs bottes qui faisaient floc, ils couraient entre le jardin et le dessous de l’escalier. Maintenant c’est sûr, ’hiver ne peut plus revenir  puisque nous n’avons plus de bois à rentrer. Blanche, Aimé et Marcel redécouvraient le jardin et ses passages secrets, ils créaient un bureau encore plus secret alors que leur père nous rejoignait dehors. Nous devions ramasser toute la taille de la vigne et de la glycine, nettoyer quelques pots endormis  sous une couche épaisse de feuilles en bouillie et consoler Georges, sommé par ses frères et sœurs de les laisser tranquilles. « il est pas trop petit Georges" répétait-il alors que j’essayais de le convaincre de l’aspect ludique que pouvait représenter pour lui le ramassage de petits bois et de bouts de rosiers coupés. Il n’était pas convaincu et moi non plus. Aimé nous rejoignaient pour préparer le goûter et nous espérions ensemble que le prochain week-end serait moins trempé parce que la pluie s’était arrêtée mais il y avait encore de la boue partout. J’envisageais de partir marcher une fois le thé avalé et ma compagne de promenade me téléphonait pour me dire qu’elle arrivait. Nous l’avons rejoints tous ensemble. J’étais à pieds, Georges dans notre vieille poussette et les autres avaient enfourché leur vélo. Voilà, la nuit était presque tombée mais il était là cet instant de printemps que nous avions tous souhaité. Une promenade à vélo comme celles  que nous nous offrons dès que les jours rallongent. Georges était un peu bougon, encore une fois trop petit, mais il semblait aussi beaucoup aimer l’idée que nous avions du temps devant nous pour discuter, toute la promenade pour qu’il me raconte et me pose des questions. Il serrait son nounours et me parlait de l’école « je suis grand, j’y vais demain. » La pluie se remettait à tomber et nous étions loin d'être arrivés. tant pis,  après tout il faisait si doux, presque trop chaud pour garder son manteau.

P1018531

P1018532

P1018559

P1018565

P1018566

P1018573

P1018577

P1018585

P1018592

P1018598

psssit: Joséphine a un nouveau blog....