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Gastro, boulot dodo. Avec les enfants ce matin dans la voiture, nous nous sommes dits qu’il fallait d’abord survivre à cette journée. Le reste, on verrait après. Du lundi, de la pluie, un virus partagé, un papa envolé jusqu’à mardi et de longues journées de travail annoncées. Hier soir, juste après le dîner, Aimé m’avait déjà demandé quand son papa avait prévu de rentrer, ce matin, je leur expliquais que j’étais malade et qu’ils avaient intérêt à se dépêcher. Personne n’a bronché, même quand Georges a pris sa tartine a pleines mains pour en tartiner sa chemise repassée. « ça n’est pas facile pour toi tos ces enfants » me disait Blanche alors qu’elle me regardait me battre avec une paire de lacets « et ton travail, tu crois que tu vas arriver en retard aujourd’hui ? ». La situation n’était pourtant pas désespérée. Je n’avais dormi qu’une partie de la nuit mais au moins, je n’avais pas oublié de me réveiller, il y avait du pain pour le petit déjeuner, du chocolat et des enfants plutôt prêts à jouer le jeu « tu nous a dit qu’il rentrait quand déjà papa ? » Les chaussures étaient localisées et de toute façon, le chocolat sur la chemise de Georges ne se verrait plus une fois qu’il serait tombé dans la boue dans laquelle baigne notre jardin. Blanche insistait pour me rappelait qu’elle n’aimait pas le lundi cette année et nous sortions sous la pluie battante en essayant de ne pas glisser. Premier arrêt chez la nounou, petit garçon et gros nounours déposés, deuxième arrêt sur le parking de l’école et la journée prenait des iars triomphants. Malgré tous les aléas traversés, nous n’étions même pas arrivés en retard « et on n’est même pas les derniers ». la journée fut longue et la route du retour sans fin. Cinquante kilomètres si longs. Mais ça y est, je cris que les petits avaient compris. Ils dévoraient leur soupe au potiron en insistant beaucoup « maman, c’est vraiment très bon. » A peine couchés, ils dormaient ou faisaient mine de dormir.  Normalement, si tout se passe comme prévu, ce virus devrait partir comme il est venu, dans quelques heures il aura disparu. Demain matin sera encore agité et demain soir, je rentrerai très tard et les enfants ne me verront pas avant de s’endormir. Je rêve à mercredi et à la saveur qu’il aura pour nous.

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