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Cette fois-ci les enfants étaient restés à la maison sous l’œil de leur père qui n’avait pas osé nous conseiller la raison. J’étais du voyage, à côté de ma mère, ma sœur et ma grande fille et je savais déjà qu’il serait question de dessous, de parfum et de maquillage. Nous étions toutes les quatre occupées à chercher les couleur et les formes qui iraient le mieux à la plus jeune d’entre nous puis la vendeuse soi joignait à nous avant de nous annoncer que sa réserve contenait encore quelques trésors cachés. Le premier petit sac contenait un  cadeau de Noël promis l’avant veille et ma grande fille souriait. Je les laissais continuer leurs achats pendant que je me glissais dans la queue qui me permettrais de refaire une carte dont la magie ne s’est jamais démentie. Une carte dont je me sers une fois par an quelques jours après noël, une carte qui ne sert qu’à moi, à me faire un cadeau que je mets du temps à choisir. Cette année, une fois la carte renouvelée, je savais que je descendrais tout de suite au rayon du maquillage. Le rouge à lèvres que je m’étais offert il y a quelques semaines m’avait donné envie de renouveler le reste de ma palette, trousse compris. J’aurais pu justifier ces achats en expliquant les restes de blush et d’ombres à paupières dont je me sers depuis des années, en montrant le contenu de ma trousse vieux de quelques années mais je n’étais pas très sûre de transformer le plaisir d’aujourd’hui en sorte de nécessite. Cette fois-ci, encore, c’est un cadeau que je m’offrais. Quand je les ai retrouvées, elles portaient d’autres sacs dont elle me promettaient de me montrer le contenu une fois rentrées. Ma mère discutait avec un couple de ma connaissance et en m’approchant, je m’apercevais que je les connaissais même si il y a plus de trente ans que je ne les avais vu. Leur fille aînée, une amie d’enfance, était devenue analyste financière à Londres et sa fille ainée avait aujourd’hui quatorze ans, âge auquel nous ne nous voyions déjà plus. Ils étaient élégants et la dame essayait un vernis à ongles puis une rouge à lèvres, finissant de me convaincre du bien fondé de mes choix d’aujourd’hui. Je cherchais une vendeuse disponible  parmi les grandes marques qui se présentaient, celles qui glissent les poudres colorées dans de jolies boîtes dorées, je me laissais guider et après avoir un peu insisté, j’arrivais même à entraîner Joséphine avec moi, elle se laissait convaincre par une jolie crème et un rose à joues. Nous nous séparions juste avant de rentrer, chacune de nous avait une course importante à faire. je filais vers ce petit magasin ou je retrouvais mon parfum. Nous retrouvions Philomène et ma mère qui tendait un grand sac à Joséphine. Dedans, il y avait la robe de réveillon qui lui manquait pour le passage d’année.