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Nous nous sommes promis d’installer une décoration de Noël par jour jusqu’au jour du sapin. Le premier jour l’étoile allumée et le second le chandelier doré. Ce matin, sur le chemin de la danse, nous avions trouvé ce petit sac de sapins dans un magasin et c’est Blanche qui m’a demandé d’en faire la décoration de la journée. Il restait à trouver où et comment. Je me souvenais des grosses boules de verres que j’avais rangées au dessus de l’armoire, je me souvenais de toutes les idées qui m’avaient envahie quand je les avais trouvées il y a quelques mois au fond d’un grenier. Alors Blanche et Marcel sont montés pour fouiller dans le panier des animaux de la forêt. Pour la neige, le sucre m’a paru une bonne idée. Pendant que les enfants essayaient d’inventer un système de neige qui pourrait tomber dans chacune des boules de verre, je glissais le cerf  dans la plus grosse d’entre elles, c'était le cerf d'Aimé qui attendait la surprise,  puis le faon, « l’année prochaine, il faudra qu’on trouve la maman. » Marcel tenait au loup, nous nous laissions convaincre par Blanche d’abandonner la loutre « sa fourrure n’est pas blanche alors elle n’est pas en hiver, on la remonte dans le panier». La chouette se posait sur quelques morceaux de sucre et le renard, qui aurait du être blanc lui aussi, sauvait sa peau en se glissant à côté d’un sapin nain. Il serait lui aussi dans le tableau.  Il manquait quelques bougies et les enfants suppliaient leur père d’attendre un peu avant de nous rejoindre au rez-de-chaussée. Ils étaient sûrs qu’il n’en croirait pas ses yeux. J’acceptais, avec beaucoup de fierté, d’être désignée « reine de Noël », statut qui valait bien de se brûler quelques bouts de doigts pour allumer les lumignons qui restaient de l’an dernier. Je m'amusais et je les emportais avec moi. Dernière touche, dernier positionnement du loup condamné à regarder ses proies à travers les parois. Blanche replaçait un ou deux sapins. « Ca y est, tu peux descendre papa ! » Blanche courait pour aller chercher Aimé et Georges. Marcel s’occupait de la visite de cette forêt enchantée pendant que Blanche prenait Georges dans ses bras pour qu’il puisse admirer la forêt de de plus haut. Puis elle me chipait mon appareil photo pour un « reportage complet ». "tu veux que j'attende la nuit pour que ce soit plus beau?"

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