du rose et un oiseau
Aujourd’hui, j’ai eu envie de trouver des pêches blanches pour les mélanger à de la menthe et faire un sorbets. Aujourd’hui, j’ai bu des dizaines de verres d’eau et j’ai appris que j’allais vraiment changer de service à la rentrée. Je crois que développement durable et coopération internationale ça sonne bien. Aujourd’hui, j’ai commencé à ranger mon bureau. Aujourd’hui, j’ai regardé mes cheveux qui se couvrent de gris et j’ai trouvé ça joli. Aujourd’hui, j’ai pensé au week-end qui s’annonçait, un petit bout de vacances à quelques jours des vraies. Ce soir, les cousins américains sont arrivés. Ce soir, je suis partie marcher avec la voisine et je me suis remplie les narines des parfums de l’été. Cette fois-ci, je n’ai pas pu partir plus tôt et le spectacle des enfants s’est joué sans moi. Je ne peux pas leur faire la surprise à chaque fois. Leur papa était là. Ce soir, il a préparé notre salade de melons, celles que nous servons aux invités les soirs d’été. Aujourd’hui, j’ai commandé le liberty que nous avons choisi avec Blanche pour sa robe de rentrée. Il existe depuis très longtemps et je l’avais presque oublié. Des couleurs d’automne qui ne veulent pas complètement oublier l’été. Aujourd’hui, j’airepnsé au roman de Virginia Woolf que j’avais entendu hier dans sa version radiophonique. J’ai senti les vagues sous mes pieds et l’envie d’écrire m’a brulée de nouveau. Aujourd’hui on m’a offert un café au milieu de l’après-midi et j’ai dis oui avec la délicieuse sensation que ce soir, je pourrais veiller, même jusqu’au milieu de la nuit. J’ai espéré que l’orage attendrait pour que je puisse regarder les étoiles, assise sur le muret. C’est devenu un de mes spectacles préférés de l’été. Aujourd’hui, j’ai pensé à notre grande fille, à son appartement à tout ce qui doit tourbillonner dans sa tête en ce moment. Je n’ai pas encore vu ce nouveau nid mais je me surprends à déjà l’imaginer dedans. Je me débrouille avec ce qu’elle m’en a raconté. Hier, j’ai acheté un oiseau. Un oiseau dessiné. Aujourd’hui, je l’ai fait voler de mur en mur dans la maison. Il n’est pas encore arrivé. Puisqu’on est obligé de changer de pneus même quand on y est pas prêts, je me suis dit qu’on pouvait aussi acheté un tableau, un oiseau. Les artistes doivent vivre, comme les garagistes, et nous pouvons rêver. Aujourd’hui, je me suis dit que la vie était bien trop gaie pour nous enchaîner. Aimé voudrait du lin rose tyrien pour sa chemise de rentrée.



















