15 juillet 2012

Fête nationale

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Nous avons hésité et puis nous sommes partis. Hier soir, nous n’étions pas nombreux à la retraite aux flambeaux et au feu d’artifice qui a suivi. Au retour, nous avons traversé la forêt et tous parlé de notre peur de la nuit, une fois seul au milieu d’une forêt. Aujourd’hui c’était encore la fête, jour de fête,  et Blanche m’a aidée à préparer une table  de 14 juillet. une nappe, rouge et blanche, une poignée d’épis de blés et quelques bleuets puis les lampions qui sont accrochés toute l’année dans la salle de jeux. Il faisait presque beau, juste un peu frais, le petit vin blanc tenait sa réputation de piquette et je rappelais à Joséphine qu’elle était l’arrière petite-fille du meilleur  ouvrier de Franche comme charcutier fabricant de riettes. J’avais retrouvé Lucienne Delyle qui nous chantait ses amours contrariées et le crumble avait un goût de juillet. La pluie s’est mise à tomber juste après le déjeuner, épaisse et parfumée. Nous venions de rentrer et j’ai laissée la porte ouverte pour en entendre le bruit. Après, juste après, le soleil est revenu comme il était parti. Et avec lui le besoin de  profiter du jardin. Nous nous étions promis de cueillir les premières courgettes aujourd’hui. Blanche s’est inscrite pour choisir la première, puis Aimé, puis Marcel, ainsi l’ordre était respecté et Georges a pu lui aussi arracher une touche petite courgette pour compléter notre dîner à venir. Pendant que j’éclaircissais les fraisiers, nous avons joué au jeu des devinettes « dites moi à quoi je pense et vous aurez gagné". Joséphine a invité son amie Lucie à venir passer quelques jours avec nous et Marcel lui a dit que de la maison toute entière, elle était sa « fille préférée ». Georges sait bien prononcer ce nouveau prénom et Blanche espère toujours que les grandes filles vont bien vouloir rester en bas. Pour l’instant, tout le monde était au potager à grignoter. Blanche et Aimé s’étaient lancés dans une sorte de concours du plus beau goûter avec ingrédient imposés, chocolat et biscuits. Ils avaient chacun passé un temps infini a composé leur plateau, s’étaient couverts d’injures dans une compétition dont aucune règle n'avait été définie avant de réaliser qu’avec un tout petit frère comme le leur, tout serait de toute manière très vite dévoré.  Dépités, ils se mettaient d’accord sur le goût du sirop et sur ce point là, Georges n’avait pas son mot à dire. Ils avaient la bouche pleine de chocolat et leur papa le nez et l’attention dans ses pieds de tomates quand le téléphone a sonné.  J’ai couru pour décrocher. On nous invitait à une autre retraite aux flambeaux, ce soir à la tombée de la nuit. Ce serait une promenade dans les rues du village d’à côté, avec un accordéon et des chansons.

 

 

 

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Posté par marionl à 09:04 - Permalien [#]