23 juin 2012

fêtes de fin d'année

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Je voyais cette journée comme une course d’obstacles et à côté de ceux qui nous étaient imposés, j ‘en avais même trouvé un autre à rajouter à ce programme déjà trop chargé. Mais cette semaine, j’avais vu cette affiche accrochée aux poteaux de la ville « défilé des pompiers. » et si j’avais gardé ce défilé secret, j’aurais eu l’impression de trahir au moins deux des petits garçons qui vivent à la maison. A la première voiture rouge, Marcel a crié. Il n’avait encore rien vu. Des dizaines de pompiers en tenue, des portes drapeaux, des casques qui brillent et des camions avec échelle et gyrophare allumé, et même un bateau avec "pompier" marqué dessus. La fanfare d’apprêtait mais le défilé ne s’était pas encore ébranlé. Ni Aimé ni Marcel n’osaient s’approcher des hommes en tenue. « Quand je serais grand je veux être pompier » me criais Aimé en espérant que je ne serai pas la seule à l’entendre. Il avait les yeux brillants et joues rougies. La dame pompier à côté de nous a souri. Marcel n’osait plus parler. Nous les avons tous regardés passer et suivis jusqu’à la caserne ouverte pour la journée. Je les laissais avec leur papa pour m’occuper des courses de la semaine et revenais les chercher. Joséphine avait préparé le gâteau pour cet après-midi. Au déjeuner, pour la première fois de l’année, notre salade de melons et parmesan et au jambon. Pendant un moment, je me demandais pourquoi j’avais tant redouté cette journée. Mais je sacrifiais quand même mon indispensable café du midi pour rejoindre la fête de l’école où les enfants étaient attendus pour chanter. J’étais émue de voir ces petits finalement plus si petits, les doigts tordus par l’émotion autour du micro qui écoutait leur poésie récité sans aucun accroc. Blanche a chanté avec la Chorale et dansé avec un cerceau. Leur papa trouvaient qu’ils étaient les plus beaux et me le murmurait très fort. Le spectacle à peine terminé, j’emmenais Blanche saluer la maîtresse. Il nous fallait vite filer à la répétition du spectacle de danse, même très en retard, un peu inquiètes toutes les deux à l ‘idée de devoir supporter le courroux d’une professeure dont Blanche justifiait l’exigence. « C’est normal pour une prof de danse de ne penser qu’à la danse ». Ma petite fille qui venait de se refaire un chignon le plus serré qu’elle pouvait avait raté plus de la moitié de la répétition. En l’attendant je me promenais en ville pour assister à la sortie de la mairie d’un mariage algérien, drapeaux sortis et klaxons hurlants. Des invités en costume blanc étaient montés sur les toits de la voiture et je riais comme une petite fille qui vient de voir la mariée, ravie que le chemin de la jardinerie me permette de suivre la fête.  Un moment, même, j’ai tourné à droite avec les voitures pour les suivre encore, la jardinerie m’attendrait . Une clématite blanche et des tuteurs pour nos haricots. Je retrouvais Blanche rayonnante, elle avait repris sans heurs ni remarques désobligeante la répétition de son spectacle de demain. Nous retournions à la fête de l’école pour retrouver les garçons et leur papa eux aussi parti un moment pour accompagner Joséphine sur le lieu de la soirée où elle était invitée. Nous aussi nous étions invités. Après la fête, les parents se retrouvaient pour partager un pique-nique. Je me rappelais la  fête de cette école, l’année dernière. Pas encore remis de la fermeture de notre petite école de village, nous venions nous présenter, la gorge nouée. Je regardais les enfants courir avec leurs amis, se disputer le ballon et parler es anniversaires de l’été. Une année entière est passée. 

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Posté par marionl à 23:30 - Permalien [#]