18 juin 2012

philosophie

P1010006

P1010012

P1010015

P1010020

P1010025

P1010038

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin, elle est partie vers son examen. Première épreuve du baccalauréat et en filière L, la philosophie et la littérature ne compte pas pour rien. Son beau-père l'emmenait vers sa plus grosse journée d’examen. Je les ai regardés s’en aller. C’était plutôt joyeux, comme quand les dés sont jetés et qu’il n’y a plus grand-chose à faire. Nous avions tous à ce moment là conscience de vivre un moment important. Avant, il y avait eu la journée d’hier, la fête des pères au réveil. Les poèmes, les dessins, les horloges et les cadres pour décorer, les deux verre d’Absinthe et le petit déjeuner. Il y avait eu le four allumé depuis sept heures du matin, un cheese cake dont les roses du jardin remplaceraient les fruits rouges dévorés par les oiseaux de passage, des petits gâteaux ramenés d’Angleterre, des scones et un cake aux épices. Il y avait eu la préparation d’un brunch comme elle nous l’avait demandé. Un brunch d’anniversaire majeur, avec des sauces de toutes les couleurs, des œufs au plat, des beans et du bacon grillé. Du fromage sur un plateau et des fruits pour faire plus léger. Il y avait eu la bouteille de champagne mise au frais et le soleil qui s’était levé. Deux heures passées au bureau de vote et les nappes à fleurs sur les tables vite dressées. Nous sept à partager la certitude de vivre un moment important de sa vie, de notre vie aussi, le bouquet de fleurs de son père, le rosier de ses grands-parents à planter le jour même de ses dix-huit ans, le beau stylo de sa grand-mère et le coup de fil de son grand-père. Rendez-vous le soir même pour le résulat des élections, rendez-vous ce soir pour parler  des épreuves encore « et toi, t’as des idées pour l’épreuve d’histoire géo ? ». Aimé a émis le regret qu’il n’y ait pas d’invités pour cet anniversaire, « ah non ! » lui a dit sa grande sœur et c’était si doux cette fête en petit comité. Il y a eu les dessins de ses frères et sœurs et une promesse dorée, la vie d’étudiante évoquée par petits bouts et le bac dont on ne parlait pas beaucoup. Je suis retournée au potager après le déjeuner et Joséphine se reposait de l'autre côté u muret. Arrivait elle à oublier? Nous avons partagé une des premières citronnades de l’année et tous lutté pour que le grande fille de la famille  ne s’enferme pas dans sa peur « tu te rends compte, t’es adulte maintenant » n’arrêtaient pas de lui répéter ses frères et sœurs. Nous lui répétions qu’on peut vivre heureux, même sans baccalauréat,  puisque ne pas avoir son examen était bien, hier soir, ce qui pouvait lui arriver de pire dans les jours à venir. Des pâtes pour se remplir d’énergie et la bonne nouvelle d’une élection gagnée, d’élections gagnées. Je me suis dit, je lui ai dit aussi que c’était un signe d’apprendre le jour de ses dix-huit ans qu’une femme venait d’être élue dans notre circonscription. Ce matin, la radio parlait des résulats et du baccalauréat. Il y a un tout petit veau qui nous regardait par la fenêtre en train de prendre notre petit déjuener. Il semblait nous dire « il n’y a pas que la philo dans la vie. » Ce soir, elle est rentrée aavec le soulagement  d'une très grosse journée et d'épreuves plutôt réussies.

psssit: merci pour tous ces encouragements et ces voeux d'anniversaire ici ou là pour Joséphine.

P1010046

P1010060

P1010151

P1010163

 

Posté par marionl à 21:03 - Permalien [#]