05 juin 2012

partir plus tôt

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C’est un des luxes que je préfère. Sortir du bureau plus tôt pour aller chercher les enfants à l’école. Aujourd’hui, je rattrapais quelques heures de samedi travaillé et j’ai pris le chemin du retour sous un soleil de plomb. J’ai ouvert ma fenêtre en grand avant de me demander si j’arriverai à être à l’heure. Blanche sortait tout juste de la chorale quand je suis arrivée. Nous avons traversé la cour sans nous presser puis j’ai aperçu Aimé et Marcel qui jouaient sur la pelouse avec les autres enfants de la garderie. « pourquoi ce n’est pas papa qui vient nous chercher ? » m’a demandé Marcel, presque inquiet. Je leur ai alors expliqué que j’avais eu envie de les retrouverci puis nous sommes partis chercher Georges qui nous attendait dans un parterre de fraises. »Bon week-end » a dit le petit garçon à sa nounou et Aimé m’a demandé quand ils pourraient revenir tous ensemble chez elle. Nous parlions de l’été quand nous sommes arrivés à la maison. Les enfants ont retrouvé leur papa et nous sommes vite partis sur le chemin que nous connaissons par cœur et que nous aimons bien. « Tu va voir papa le hérisson mort. » Georges dans son chariot était désigné comme roi, il écoutait Blanche nous raconter sa journée. Devant, de plus en plus loin, Aimé et Marcel se disputaient le titre de roi du deux roues. Le champ de blé  cache des bleuets cette année. Nous nous sommes arrêtés pour les regarder puis le chemin nous a repris. Joséphine rentrerait tout à l’heure du lycée. Une de ses dernières journées. Nos journées à venir se remplissent de projets et d’invitations de fin d’année. J’ai aperçu les deux petits vélos se jeter dans le fossé puis j’ai vu des bras adresser des coucous au conducteur de l’énorme tracteur. C’était le monsieur qui restaure la grande ferme d’en bas. Il nous a parlé du grand mariage de juillet et je lui ai dit qu’il avait un beau potager. Aimé, Marcel et Georges restaient bouche bée dans les roues du tracteur, bien plus grande qu’eux, même levés sur la pointe des pieds. Le cadavre du hérisson avait disparu mais nous avons aperçu quelques cerises en chemin et quand leur père m’a demandé si cette balade n’était pas trop longue pour les enfants, ils sont venus nous demander si nous pouvions emprunter la petite route qui le rallonge encore. Georges était prêt de s’endormir et Blanche avait trouvé d’autres sujets de discussions. Il faisait un peu frais quand nous sommes arrivés à l’église. Il ne restait plus que la pente à descendre, plus qu’un tout petit bout de chemin pour arriver à la maison . C'est à cette heure ci que je rentre les autres soirs. Nous avons retrouvé cette maison que  tout à l’heure nous avions aperçue de loin, du chemin qui passe de l'autre côté de la vallée. Il avait alors dit en riant aux enfants« ils doivent avoir de la chance les gens qui vivent ici. » 

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Posté par marionl à 22:11 - Permalien [#]