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J’avais repéré ces fleurs il y a quelques jours sur le bord de la petite route, dans la forêt. Depuis que je les avais vues, j’avais envie d’en faire des bouquets. Hier, nous avions été trop occupés et notre grande promenade dans le jour qui finissait nous avait offert un grand bain de parfums. Aujourd’hui, après les aller-retour, alors que la chaleur nous avait tenus éloignés du potager, alors  qu’un ciel d’orage tendait à rendre insupportables les stress associés aux répétitions des spectacles de fin d’années et l’angoisse d’un baccalauréat qui arrive à grand pas, nous nous sommes dits qu’il était temps.  Le goûter attendrait notre retour. Nous sommes partis tous les sept pour retrouver cet endroit couvert d’ancolies. Aimé et Marcel se sont enfoncés dans le bois pour y trouver un gros arbre à peine déraciné. Le bois tout près de la maison n’en finit pas de nous ensorceler. Les oiseaux chantaient et à cette heure-ci, il y faisait presque frais. Il y avait aussi des petites fleurs roses et blanches, du chèvrefeuille sauvage et des marguerites. Nous avions décidés de faire un gros bouquet et peut-être un autre plus petit pour les tiges coupées très courtes par des petites mains pas encore très expérimentées. Georges aurait bien pris la route pour aller voir beaucoup plus loin. Il n’a pas encore peur des loups et avec une lumière pareille dans cette si belle forêt, les loups seraient sensibles aux fleurs dont nous avions fait un bouquet. Il nous manquait ces toutes petites fleurs roses aux pétales très découpées que nous avons trouvées sur le chemin du retour. Blanche réalisait qu’elle pourrait encore tresser des couronnes et nous rentrions vers le goûter. Nous avions ramené quelques macarons d’un de nos sauts en ville , Joséphine avaient choisi 'toutes les couleurs que nous aimons." Pas encore rentrés à la maison, il s’agissait déjà de choisir sa couleur et son parfum « oui, mais moi je n’aime que le citron ! ». Je ne sais par quel miracle chacun trouvait son macaron, son macaron et demi pour certains, et je ne suis pas sûre que sirop de guimauve les ait vraiment désaltérés.  Aucune importance, il était « rose et très bon. » Alors qu'ils mangeaient et vérifiaient qu'un second verre de guimauve pouvait être aussi bon que le premier, je composais les bouquets. Un très gros et un tout petit. 

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