la maison du sculpteur
Nous voulions rester dans le village et arpenter une fois encore les petites ruelles. Et puis il y avait ce petit musée que nous n’avions pas encore visité. La maison du sculpteur dont la porte était fermée depuis dimanche dernier. Le vent était tombé et nous pouvions avoir une toute petite idée de la chaleur de l’été. La porte de la petite maison était encore close et je me résignais à repartir quand un monsieur est arrivé de la maison d’à côté avec des clés. Il nous ouvrait le musée, nous expliquait le sculpteur et nous montrait la photo d’un monsieur à grande barbe blanche. J’imaginais que les intérieurs des petites maisons du village avaient toutes ressemblé à celle-ci. La porte avait était ouverte pour nous et nous nous promenions de la cuisine à l’atelier. Le lit était petit et les enfants découvrait qu’il fallait aller chercher l’eau au puit. Dans chaque pièce, la lumière était belle et je me demandais si c’est parce qu’un esthète avait vécu ici. Blanche se mettait à rêver de cabane dans l’esprit de cette maison qui lui plaisait et Aimé me confiait qu’il avait adoré visiter cet endroit ou un vrai monsieur avait vécu. Le monsieur qui nous avait ouvert la porte attendait que nous soyions sortis pour rentrer chez lui alors nous nous sommes dépêchés, ne sachant pas comment le remercier de nous avoir permis ce moment d'intimité avec la vie d'ici. Comme dans ce village, toutes les petites ruelles semblent finalement mener à la place du platane, nous nous sommes assis sous le grand arbre pour prendre un verre d’Ouzo. La dame du café et les messieurs assis ont salué Georges en l’appelant par son prénom et l’un d’eux est allé chercher un paquet de biscuits pour en offrir aux enfants. Nous sommes restés là un très long moment et j’aurais pu rester encore si l’idée d’une sieste après le déjeuner ne m’avait pas convaincue de remonter. Je me suis endormie sans me fixer d’heure pour me réveiller. Dehors il faisait chaud et j’entendais juste les enfants jouer alors que le reste du village semblait m’accompagner. La fin d’après-midi nous a permis notre dernier bain de mer, une dernière fois la route à la tombée du jour, les dernières chèvres croisées et le platane une dernière fois retrouvé pour manger la crème que la dame nous avait gardée même si aucn de nous n’arrive encore à en prononcer le nom. Nous avons dis une dernière fois au revoir aux vieilles dames qui ont pris Aimé et Marcel sur leurs genoux. Blanche a eu le droit, pour ce dernier soir, de nous accompagner au web bar et je suis montée sur le toit de la maison à la nuit tombée pour ramasser le linge qui s'étaient imprégné des parfums d'ici, puis froisser entre mes doigt une feuille de figuier.























