P1010417P1010428P1010437P1010433Vendredi soir, j’étais allée voir Giselle avec elle et hier soir, Blanche était invitée chez une amie. Ce matin, c’est avec deux petits garçons que j’ai pris mon petit-déjeuner, Marcel et Georges semblaient être les seuls à ne pas avoir eu envie de s’offrir une grasse matinée. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas retrouvée avec ces deux petits garçons qui se mettaient à jouer une fois leur chocolat englouti. Débarassé de ses aînés, le plus grand prenait soin du plus petit qui avait enfin trouvé u partenaire de jeux rien que pour lui. J’ai savouré la calme. Je n’en ai jamais compris la raison mais la maison me paraît toujours plus grande le dimanche matin. Puis j’ai retrouvé le grenier pour y ranger les derniers cartons. Aimé et Marcel m’ont demandé s’ils pouvaient enfiler les bottes de neige que je venais de retrouver. Pas très pratique pour pédaler. « maman, on va faire du vélo avec papa ! ». Je suis allée me promener avec Georges et nous avons entendu les oiseaux chanter. La matinée a doucement filé, un vrai dimanche auquel j’ai ajouté le parfum du poulet grillé.  Un dimanche comme j'ai souvent pensé que je les haïrai et qui m’a fait tant rire quand j’ai vu Aimé et Marcel, assis de chaque côté de leur père pour regarder un match de rugby à la télévision avec lui. « Mais ils doivent se faire très mal » commentait Marcel alors qu’Aimé essayait de comprendre les règles du jeu. Blanche nous a trouvés au milieu de notre dimanche quand elle est rentrée, juste à temps pour apprendre des soustractions à retenues. Son papa s’est chargé des soustractions, je me suis attelée  à la table de huit alors que je fermais les derniers sacs de vêtements à donner. Joséphine nous avaient rejoints et s’assurait que je n’y avais pas glissé ses « robes préférées de quand elle avait huit ans ». A part cette jolie robe un jour prêtée et jamais rendue, je crois que j’ai gardé la plupart de ces petites robes aimées. Blanche les porte d’ailleurs en ce moment et je sais  déjà que les souvenirs de mes deux petites filles se mêleront dans mon esprit, quand je serai une très vieille dame et que j’essaierai de remonter le temps. Elles seront là pour m’aider, comme je les ai aidées aujourd’hui, à retrouver le fil de ces petites histoires, celle du jour où Joséphine criait que la mer était salée, et celle de Blanche quand elle portait à son tour cette petite robe smockée à semis orange. Un petit bout de velours rose dépassait d’un des sept énormes sacs que nous sommes allés les déposer dans les bennes de vêtements à donner. Une robe salopette que je n’aimais pas beaucoup mais que Joséphine adorait. Je l’ai reprise. Nous avions trop de petits bouts de vie liés à cette robette en milleraies.