P1010406P1010409P1010410P1010413C’est la pièce maîtresse du programme que je m’étais fixée, le grenier, sorte de placard géant dans lequel j’entassais depuis des mois tout  ce dont ne voulait plus la maison. Des vêtements trop petits, des vêtements trop grands, des œufs de pâques et une maison de poupée démontée, des œufs de pâques et des sacs de chaussures. Les décors de noël s’étaient fait volé leur place par un grand sac de vieux tissus et je me demandais par où commencer ce tri. Le premier carton que j’ai trouvé contenait des vêtements de bébé, en six mois. Alors j’ai cherché le carton des habits encore plus petits pour le mettre en dessous puis le grand sac où j’avais glissé les toutes petites robes et les petits pantalons fleuris. Les vêtements de petite fille que je détaillais. Je trouvais cette petite robe que j’avais portée avant de les mettre à Joséphine, puis Blanche. Elles iront peut-être un jour à mes petites filles. J’aime follement ces toutes petites affaires et je m’apercevais que chacune d’elles me rappelait un joli souvenir. Plus loin, il y avait ces piles de tissus et un autre très grand sac. Il était rempli de vêtement en huit ans, ceux que portait Joséphine quand nous sommes arrivés ici. Je trouvais quelques trésors pour Blanche, Aimé et Marcel. Quand je les avais rangés, je ne savais qu’ils resserviraient, peut-être pas autant. Aimé et Marcel se partageaient les tee-shirt souvenirs de Hong-kong « t’es sûre maman, en pyjama seulement ? »  et Blanche choisissait le robe qu’elle porterait lundi.  Les sacs se vidaient et le capharnaüm jusque là, circonscrit au grenier semblait maintenant s’être répandu partout autour de nous. Le moment précis où, à chaque fois, je me dis que je n’y arriverais jamais. ce moment où les enfants lâchent l’affaire de me disent qu’ils sont trop fatigués pour m’aider à ranger, puis finissent par me convaincre que je serai plus efficace sans eux. Sept grands sacs de vêtements à donner s’entassaient déjà. Au fond du grenier, Le dernier carton était plein de vêtements à moi. Des robes et des pantalons que j’avais portés il y a deux, trois, ou vingt ans, je riais en regardant la taille de cette jupe à pois. Je décidais de la garder, petit souvenir léger que j’aimerai retrouver.  Dans cette boîte, il y avait aussi quelques pantalons que je pourrai bientôt enfiler. Je sortais les vêtements qui me plaisaient encore, des trésors. Demain, je me plonge dans les sacs de chaussures, je crois que je vais devoir organiser un essayage géant.