13 juin 2011

un autre dimanche

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a1a2                                                          C’était un dimanche dans tous les sens. Peut-être parce que ce n’était pas un dimanche. Nous avons terminé notre week-end vide-greniers en partant ce matin avec Blanche alors que tout le monde dormait. La dame qui s’occupait du linge au stand de la paroisse était impressionnée par l’œil que cette petite fille pouvait porter sur les objets et sa capacité à dénicher les trésors, même cachés. Le petit jupon que nous avons trouvé a juste besoin d’être rafraîchi et les aubes en dentelles n’ont même pas besoin d’être raccommodées. J’ai vu Blanche se pencher sur la carton et demander le prix des poupées. Elle pouvait tout emporter pour un euro mais au début, elle n’a pas osé, persuadée que je refuserai. Elle a cherché dans son porte-monnaie et a demandé à la dame de lui garder le carton jusqu’à la fin de notre promenade. Quand nous sommes rentrées, Je portais le tricycle avec carriole que j’avais trouvée pour le prix d’une baguette de pain et Marcel l’a très vite adopté. Blanche s’est dépêchée de vider son coffre à trésors. Elle a vite trouvé les mariés avant d’installer tous les invités. Aimé et Joséphine l’ont aidé à chercher de quel pays venait chacune de ces poupées. Georges aurait beaucoup aimé lui aussi, se mêler à la cérémonie, petit géant juste à côté des personnages. Le mariage les a tant occupés qu’ils en avaient presque oublié la promenade en vélo de cet après-midi. Je suis restée à la maison, impatiente d’entamer les chemises d’Aimé et Marcel, de pouvoir me concentrer sans petits qui me courraient autour. Joséphine révisait et Georges dormait, moi je m’étonnais encore d’être si précise dans mes gestes, je terminais la seconde chemise quand ils sont rentrés. Je ne suis pas certaine d’avoir retenu quel vélo avait besoin de petite roues, quel vélo ne pouvait pas en porter, celui qui pouvait convenir à Blanche et pas à Aimé. Ce que j’ai entendu, c’est qu’Aimé était prêt pour le vélo presque sans petites roues, et Marcel un peu jaloux, « un nouveau lit, un nouveau vélo, ça fait beaucoup ! ». Ce petit vélo rouge n’avait rien de nouveau mais il semblait fait pour ce petit garçon qui traversait désormais le jardin sans tomber. Je rappelais alors à à Marcel que demain, il restait avec Georges et moi à la maison , « ça tombe bien, me reposer, c’est exactement ce qu’il me faut. »

Posté par marionl à 22:44 - - Permalien [#]