a3a4a1a2 Avant de partir tous ensemble pour une grande promenade à pieds, je voulais terminer la chambre de Georges. Cette fois-ci, j'ai fui l'émotion qui m'aurait envahie à l’idée de ranger le berceau dans le grenier, ce n'est pas moi qui l'ai démonté et pour l’instant, il a retrouvé la place qui lui est attribuée et j’ai replié les grands plis blancs qui le garnissaient. Depuis deux nuits nous avions posé le couffin dans le lit en fer forgé pour que Gorges puisse s’habituer, mais le moïse est devenue bien trop petit lui aussi. Alors aujourd’hui, je suis allée rechercher le tour de lit auquel j’ai cousu huit rubans et un grand carré du tissu fleuri, le même que celui qui garnissait le couffin. J’ai repeint la table de nuit avec cette couleur que nous avions choisie l’été dernier. Je me suis souvenue de cette journée où Blanche m’avait aidée à peindre et m’avait fait promettre de le raconter au bébé après. Georges sait déjà que sa grande sœur m’a aidée à préparer cette petite chambre pour on arrivée. Aujourd’hui, je lui préparais le petit lit dans lequel ses quatre frères et sœurs ont dormi. Il y a retrouvé sa peau de mouton, ses couvertures, son petit chat en laine tricoté et ses doudous préférés. Je me suis amusée à préparer cette petite chambre et j’ai repensé au plaisir que j’avais éprouvé à la préparer pour chacun des enfants. Georges était là, tout à côté de moi alors que je repliais dans on armoire les affaires que je venais de sortir des cartons. Un an, dix-huit mois, certaines chemises en deux ans lui iraient dès cet été. Quelques petits bavoirs brodés avaient échappé au tri précédent et je les ramenais dans le carton des tous petits vêtements, ceux qu’on retrouve un jour le cœur battant en se demandant si le prochain bébé pourra entrer dedans. Georges semblait trouver son nouveau lit très à son goût, surtout les rubans. Rejoint par Blanche qui répondait à mon inquiétude sur la solidité du petit lit en me rappelant qu’il y a encore trois jours, ce même petit lit nous accueillait tous à l’heure de l’histoire du soir. C’est drôle comme ce lit qui a traversé tant de bouts de vie avec moi me semblait si fragile aujourd’hui. Il allait de nouveau abriter les nuits d’un bébé. Encore une ou deux petites choses à ranger et la petit chambre serait prête. Il ne manquait rien, ou peut-être une petite veilleuse pour la nuit. Ce soir, une fois la balade terminée et son biberon englouti, je suis montée coucher Georges dans le lit que je lui avait préparé. Il a d’abord regardé tout autour puis il a saisi son doudou, sa couverture et j’avais à peine fermé la porte qu’il dormait déjà.

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pssit: je suis désolée, je n'arrive plus à mettre la main sur une enveloppe dans laquelle j'avais glissé quelques adresses et les noms d'expéditrices de jolis cadeaux pour Georges, notamment, un ensemble tricoté rose qui sentait si bon la lavande, un petit lapin en terre vernissé et un cadre lapin. Veuillez m'excuser si je ne vous ai pas répondu, j'espérais vraiment retrouver cette enveloppe pour vous envoyer un petit mot. Si cela ne vous dérange pas, vous pouvez m'envoyer un mail via"contacter l'auteur" et je vous répondrai tout de suite.