tous les jours dimanche

C'était une maison de campagne et nous avons décidé un jour de nous y installer pour la vie.

23 mai 2008

le bruit de la tribu

aim_1aim_2                                                              « Marre de la tribu » a dit monsieur L hier soir juste avant de dîner. Il venait de rentrer. Il voulait juste passer cinq minutes dans le jardin, tranquille avec madame L sans devoir se faire vampiriser par des enfants surexcités. « Je ne suis pas la bonne ici », c’est plutôt ce qu’elle dit elle quand elle a envie de tout lâcher.
Même énervement, même résultat, des enfants qui se regardent la tête baissée, et se remettent à hurler cinq minutes après.
Là, on se demande souvent ce qu’on a raté, pas sur faire, de quoi on est passé à côté. A oui, l’autorité. Pas très forts dans ce domaine.
« J’ai envie de voir le film de Depleschin… », « maman, Aimé est sur la table.. » « je ne sais pas rois et reines, tout le monde criait au génie et je n’ai pas tellement aimé ». »mais maman !!! je veux un deuxième petit pain !». « mais quand est ce que…. »« mais mamannnn, Aimé a mis toutes les tomates par terre… ! ».
Envie de mettre tout le monde dehors à grands coups de pieds au derrière, ou les grands dehors, au frais dans le jardin en laissant  les petits dedans, c’est une meilleure idée. « Tu veux boire un verre ? » Mais mademoiselle Joséphine, très pressée d’avoir terminé le dîner à préparé  la purée et justement c’est prêt.
La table n’est pas mise et mademoiselle Blanche « veut » ses couverts à pois blancs, sinon « elle ne mangera rien ». Mai pour qui se prend elle à même pas cinq ans. Comment a-t-elle fini par les récupérer, personne ne sait. Mais elle a gagné. « Tu me disais quoi à propos du film de Depleschin ? »… « papa, regarde Aimé, il a mis toute sa purée dans son verre ». Monsieur Marcel a très mal aux dents et il le fait savoir  bruyamment.
On entend quand même la sonnerie du téléphone « mais c’est moi je te dis, je t’avais dis que je repondais !!! » Course folle jusqu’au combiné. Les filles n’ont même pas entendu qu’on leur disait d’attendre la fin du dîner pour décrocher.
Heureusement qu’il y a les yaourts pour mettre tout le monde d’accord et calmer un peu la fin de journée. Les yaourts de mademoiselle Blanche, parfumés à la fleurs d’orangers, on se tait. Respect. Mais monsieur Aimé n’en veut pas et lance la cuiller par terre. Son frère n’est pas du même avis, alors le grand se ravise et en veut aussi. Là, on devrait lui dire qu’il n’avait qu’à le dire avant, mais ‘est la fin de la journée, tout le monde est fatigué et pourvu qu’ils aillent au lit vite fait bien fait. Fatale erreur. On la paiera peut être au dîner prochain. Mais madame L, assise entre les deux, partage le pot qu’elle s’était gardé. Elle en mangera un autre tout à l’heure, quand ils seront tous couchés. Un yaourt au calme, peut-être dans le jardin s’il ne fait pas trop frisquet, en tout cas loin des.mains pleines de sauces tomates et des cris de petits animaux affamés. C’est son rêve de la soirée. « ça doit être bien quand même, le film de Depleschin… »

Posté par marionl à 23:05 - Commentaires [58] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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