tous les jours dimanche

C'était une maison de campagne et nous avons décidé un jour de nous y installer pour la vie.

12 mai 2008

souvenirs de Paris

paris1paris2paris4paris3                                                                                                          C’était un peu irréel ce petit passage à Paris aujourd’hui en taxi. Une traversée entre deux gares, sans arrêt, mais très vite à travers la vitre la rue madame et les grilles du jardin du Luxembourg, le boulevard saint Michel et les rives de Seine où les parisiens profitaient de derniers rayons du pont, allongés. Monsieur Aimé recherchait les bateaux sur l’eau comme il l’avait fait ce matin en revenant de Groix. Les rues de le ville étient bondées mais pas pressées. Parfum de dimanche soir une fin de lundi au soleil. Voir les parisiennes et les parisiens se promener, et penser à ce que Pénélope lui avait demandé.
A Paris, Son magasin préféré pendant longtemps ce fut vivement jeudi. Comme une vraie petite maison au fond d’une petite allée. Tellement jolie brocante ouverte un seul jour par semaine, dont le décor changeait à chaque fois qu’elle était ouverte. Les meubles étaient chers et les petits objets aussi, madame L était  étudiante, mais chaque semaine elle venait se rincer les mirettes, se donner des idées.
Un peu pareil pour Oona l’ourse, petit magasin de vêtemts pour enfants de la rue madame où, jeune maman, elle s’offrait un petit vêtement par saison, aux soldes seulement.  Et ele ne devrait pas le dire mais toujours un peu trop grand pour mademoiselle Joséphine, pour qu’il puisse servir deux années. Ces petits vêtements, elle les a tous gardés.
Avant, pour parler de son restaurant préféré, elle aurait déniché une petite adresse que personne ne connaît, où elle aurait raconté le petit pot de crème au gingembre du « petit Robert », le restaurant où monsieur L aimait l’emmener. Mais le restaurant a fermé. Alors maintenant avec les enfants, c’est mamie gâteaux qu’on aime, parce que la dame est japonaise, alors on pense à Philomène, parce qu’il y a les même bols Digoin qu’à la maison et à chaque fois, on ne peut s’empêcher de compter ceux qui manquent ici et là-bas, et parce que c’est beau et parce que c’est bon.
Et puis il y a bien leur cantine, ce petit restaurant italien pas très loin de l’appartement de monsieur L, mais il y a très peu de tables et des chaises, et comment dire…elle ne se souvient plus ni vraiment de l’adresse ni vraiment du nom.
Son monument préféré, elle n’en a pas vraiment. Petite, elle trouvait la tour Eiffel tellement laide. Maintenant elle ne se lasse pas de la regarder s’éteindre et s’allumer. Mais les monuments elle en aime beaucoup, surtout lorsqu’un jour elle décide d’aller voir dedans, après être passée des années devant sans oser entrer.
Son musée. Entre Rodin et Picasso son cœur balance vraiment. Mais elle en oublie, forcément. Est ce que le muséum d’Histoire naturelle ça compte pour un musée ? Juste avant un thé à la grande mosquée. Et puis il y a le quai Branly où elle n’est pas encore allée. Un jour, elle s’était perdue dans les remises d’un autre musée, le vieux frère de la porte dorée. Des merveilles entassées.
Sa station de métro, elle ne sait pas trop. Surtout depuis qu’elle vit avec un parisien et qu’ils prennent le bus dès qu’ils ne sont pas trop pressés. Mais il y a la Concorde et sa déclaration des droits de l’homme. Depuis qu’elle est en CP, mademoiselle Joséphine s’amuse à déchiffrer les carreaux alignés. Et puis il y a Abessses, parce que c’est leur station, parce que quand il y sont, ils sont presque arrivés, plus que la butte et cinq étages à monter.

Posté par marionl à 22:50 - jour après jour - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1