DSCN6269DSCN6292DSCN6274DSCN6260C’est à quelques stations de métro des centres de Tokyo. D’ailleurs, si on le veut vraiment, il suffit de traverser le grand parc pour retrouver la foule, les écrans géants et les enseignes publicitaires. Mais à Yanaka, c’est encore un autre Tokyo que monsieur et madame L ont découvert hier. Une petite rue marchande où les vieilles dames dont on n’arrive pas à savoir l’âge viennent faire leurs courses de la journée, des temples bouddhistes et un très grand cimetière ou les chauffeurs de taxi et les livreurs viennent se garer pour dormir quelques heures.

Après avoir couru d’un bout à l’autre de Tokyo, en avoir redemandé encore, ce cimetière ou quelques cerisiers n’ont pas encore perdu leurs dernières fleurs est encore un petit cadeau.

Une mamie charge son vélo avant de repartir se perdre dans les ruelles, un vieux monsieur prend des photos d’un jeune homme en kimono qui balaie la terrasse d’un temple. Ici, les temples sont propriétés privées et peuvent être rasés du jour au lendemain, ou être transformés en crèche ou en maison d’habitation.

Madame L voulait aller au musée Shitamachi, le seul de leur séjour ici. Mais elle avait vu qu’une petite rue du vieux Tokyo y était reconstituée.

Avant d’y aller, comme il faisait très beau, ils ont déjeuner au bord du lac  aux roseaux. Petites assiettes de nouilles commandées sur une machine automatique. Heureusement que Philomène était là pour comprendre les mots en japonais. Souvenirs de parc à l’américaine où tout le monde se retrouve, ou chacun fait ce qui lui plaît, ou il n’est pas interdit de s’allonger sur les pelouses pour se reposer avant de retrouver le tumulte qu’on perçoit quand même so on tend l’oreille.

Ici, dans les musées, on a le droit de toucher, c’est même fortement conseillé. Madame L et Philomène sont même encouragée par une dame du musée à enlever leurs chaussures dans la petite maison  du vendeur de jouets, reconstituée comme elle était en 1923. Sur la table, le thé est prêt, le linge sèche à côté et les futons sont rangés sur les étagères. Dans la petite maison à côté, des écolières jouent à la poupée.

A l’étage du dessus, des jouets anciens, les mêmes que ceux qu’on commence à voir dans les bazars. Ici, ce sera bientôt la fête des garçons et des carpes sont déjà accrochées dans les jardins et aux balcons

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