DSCN6055DSCN6051C’était Samedi ici aussi. Premier jour du week-end, et monsieur et madame L ne connaissaient pas Shibuya. Quartier ou les jeunes viennent traîner et faire leurs courses. Monsieur L se cherchait un jean, c’était l’occasion d’y aller. Looks déglingués, cheveux verts et lunettes de soleil, même sous la pluie la nuit et dans chaque rue, plusieurs immenses écrans de télé qui diffusent des clips et de la publicité. Encore un carrefour géant, des passages pour piétons qui se croisent et, comme un métronome, le carrefour qui se vide de ses piétons pour laisser passer les voitures puis quelques minutes après, se remplit et devient noir de monde, puis le feu passe au rouge et, plus rien pendant quelques secondes jusqu’à ce que les voitures reviennent.

Les jeans trouvés, les tympans attaqués, monsieur et madame L décident de reprendre le métro pour Ginza, autre quartier de shopping et de grands magasins, plus chic que le premier. A la recherche d’un cartable d’écolier comme celui que tous les enfants portent ici, rouge, noir ou bleu marine. Et cette grande rue  en plein milieu de la ville qui le samedi et le dimanche se vide de ses voitures, comme si tous les week-end, les champs élysées devenaient piétonniers.

Le cartable n’est pas trouvé, madame L continuera de chercher. Mais il est déjà cinq heures et ils ont rendez_vous dans la baie. Le métro aérien les transporte au mileu des immeubles, puis traverse la baie. C’est comme le grand huit à la fête foraine, les loopings en moins. Une autre image de tokyo qu’ils n’attendaient pas. Petite plage de sable et ponton, ambiance californienne avec bar pour chien et palmiers au loin à laquelle on aurait greffé la statue de la liberté et le pont de san francisco.

Ce soir, on remplace la soupe miso par d’énormes hamburgers hawaïen. La chapelle de l’immense hôtel  s’est allumée.Derrière la grande baie vitrée qui donne sur la baie, On célèbre un mariage avec orchestre et pasteur. Deux hôtesses attendent devant les bras chargés de ballons bleus et blancs. Les portes s’ouvrent et tout le monde est invité à applaudir. Des gens qui passaient par là se sont arrêtés. Madame L était là, on lui a donné un ballon qu’elle doit laisser s’envoler. Le marié tire sur une corde de ce qui devrait être une cloche. A la place, c’est un crooner des années cinquante qui se met à chanter. En moins de cinq minutes, les flashs ont crépités, les mariés ont souri, ils retournent à l’hôtel et les invités sont partis.

Sur le chemin du retour, des immeubles à l’architecture insensée, des appartements allumés qui laissent entrevoir un peu de la vie à Tokyo, deux grandes roues qui n’arrêtent pas de tourner. Ici, on semble n’avoir jamais fini de jouer.

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