Picture_003Picture_018                                                                                                                                                                    La pluie tapait très fort sur la vitre ce matin. Elle ne s’arrêterait pas de la journée. Sur le chemin qu’ils empruntaient pour emmener monsieur Gaspard dans la petite classe du lycée français, monsieur et madame L croisaient d’autres petits garçons. Uniformes quasi-mi militaires, la main dans celle d’une maman qui elle aussi doit respecter un code vestimentaire. Cette jeune femme devra-t-elle enfiler une nouvelle fois son costume de maman bien élevée quand elle ira le rechercher à la fin de la journée ?

Les derniers pétales tombent des cerisiers.

La librairie dont on leur avait parlé est un paradis. Des milliers de livres qu’on peut feuilleter en sirotant un café, le regard qui se promène discrètement sur les autres clients. Adolescents branchés, jeunes femmes bien élevées. Le monsieur qui s’assied sort des pages du « Lotus Bleu », c’est le méchant. Il a du passer des heures à travailler son allure de vieux dandy décalé.

Première expérience de transport en commun. Dans le métro bondé, ordre et discrétion. On n’ose pas parler, juste s’indiquer du regard la jeune fille à chaussettes rayées qui vient d’entrer. Des hommes en cravates et costumes foncés montent et descendent sans arrêt.

Il pleut toujours aussi fort. Station Yurakucho. Bic Caméra, l’enfer pourrait ressembler à ça pour madame L. Une chanson idiote qui tourne en boucle toute la journée, des milliers d’appareils électroniques sur plusieurs étages, des vendeurs qui courent partout, des néons et des écrans animés. Mais Ici, même en enfer, on trouve des petites choses à acheter. Un tour de cou en cuir pour son appareil, si pratique et si joli aussi, et puis un étui…et puis un appareil numérique avec une carrosserie de vieux roleflex. Non, celui là, elle ne prend pas.

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                                                                       Le grand Muji après, c’est le premier jour, les yens se bousculent dans leur tête. Mais c’est parce que c’est la pluie, on fera autre chose après. D’autres petits livres comme ceux qui à Paris sont hors de prix, des petites boîtes pour tout, des jolis cahiers, et un thé pour se reposer.

Il fait nuit, un petit tour à Ginza, juste pour voir « après on rentrera ». Le carrefour qu’on voit partout, « on y est, en vrai ». Des parapluies partout, des lumières aussi. Une vieille dame en kimono qui traverse un passage pour piéton son portable collé à l’oreille. La photo est ratée mais l’image est imprimée. D’autres vieilles dames croisées aujourd’hui, des vieux messieurs aussi. Avant d’être trop vieux, Ils peut être étaient acdres, costume sombre et pas pressé. Aujourd'hui, ils sont condamnés à balayer et nettoyer.

La maison n’est pas loin. Derniers parapluies croisés. Demain, à Kyoto, ils n’ont aucune idée de ce qu’ils vont trouver. Ils regarderont un ou deux guide dans la train, mais pas trop. Ne pas se faire d’idée, ne rien attendre de précis. Ils se laisseront porter par la journée.

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