tous les jours dimanche

C'était une maison de campagne et nous avons décidé un jour de nous y installer pour la vie.

16 février 2008

jour de retour

SANY0002SANY0008Retour au bercail. Tard hier soir, il faisait nuit depuis longtemps et froid dans la maison. Mademoiselle Joséphine est partie au ski et monsieur et madame L se retrouvent ici avec leur trois petits. Trois petits contents de retrouver leur lit mais fatigués du voyage, un peu ‘enchiffonnés », comme leur papa qui ne sait plus par où commencer. C’est lui qui a conduit pendant les huit cents kilomètres et il a mis quelques heures à s’en remettrre.
Pour madame L, c’est un jour de retour, envie de ranger, envie que tout soit déjà rangé, besoin de se réapproprier la maison et se laisser cette journée pour atterrir. Elle range, elle trie, elle nettoie, elle pense aux courriers qu’elle à trouvé dans la boîte aux lettres, aux petites tracasseries administratives qu’elle ne doit pas oublier, elle essaie de faire ça dans l’ordre et voudrait bien mettre de l’ordre dans tout ça, mais dans le fond,  elle n’y est pas. Pas encore. Du linge propre à monter, la pile de petits vêtement à laver, trier et surtout ne pas réfléchir. Le rangement avance, elle s’active,  mais ces gestes sont automatiques.
Pas envie de discuter, pas envie de parler, juste une succession de gestes qui n’ont aucun intérêt et l’envie d’être seule un moment. D’être un peu là sans les enfants, pour avancer, pour s’y retrouver.
Elle est contente d’être là mais à juste besoin de ça, ce petit moment de vide, comme le plongeur au bout de sa planche avant de sauter, comme le sauteur de haies avant de s’accroupir pour attendre le signal du départ. Un moment de vide avant de s’élancer. Sans se vide là, elle n’y arrivera pas après.
Demain, elle fera une liste de tout ce qu’elle doit faire dans la journée et pour les mois à venir. Mais aujourd’hui, elle est là, on peut toujours lui parler, elle entend mais ne retient rien. Etrangement la fatigue l’aide un peu. Se concentrer sur chaque chose. ll faut qu’elle ait finit le rangement de la grande pièce  avant que la nuit soit tombée, et que pendant ce temps, là, trois machines au moins se soient mises à tourner. Demain, quand elle se réveillera, elle aura sûrement envie de profiter du jardin, il fait beau et ça ne durera pas. Inspiration Aujourd’hui, c’est à l’intérieur que ça se joue. 

Posté par marionl à 18:50 - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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