tous les jours dimanche

C'était une maison de campagne et nous avons décidé un jour de nous y installer pour la vie.

13 février 2008

une chanson douce

P1000586P1000590P1000592P1000589                                                                                                      Le petit virus s‘est installé. Mademoiselle Blanche et Monsieur Aimé en ont bavé. Des petits loups pas même capables de se lever du canapé qui ne pouvaient rien avaler. Heureusement, monsieur Marcel, allaité, a regardé tout ça d’un air distant.

On voulait aller se promener en ville, profiter d’une terrasse de café et maminou avait nettoyé son grand jardin pour que les petits puissent aller y jouer.

Le séjour se termine et rien de ce qui était prévu n’a été fait. Madame L avait emmené sa machine pour coudre les petites robes de poupée. Elle l’a branché une fois pour la ranger immédiatement après.

Ce matin, c’est elle qui s’est levée patraque. Tellement fatiguée. Envie de rien. La veille monsieur L s’étonnait « mais comment avec tout ça tu fais pour ne pas être fatiguée ».

Et voilà. C’est fait. Elle aussi s’est autorisée à se laisser aller. Un petit virus qui tombe presque bien.

Parce qu’ici, il y a maminou, une super grand-mère qui a pu s’occuper de presque tout. Biensûr , il y avait monsieur L aussi. Mais un papa qui voit ses enfants malades pour la première fois, ça ne fait pas toujours dans l’efficacité.

Alors maminou a nettoyé, fait à manger pour que finalement, personne ne mange rien, renettoyé, câliner, renettoyé.

Finalement, papinou n’est peut être pas de cet avis là, mais  madame L s’est surprise à penser « heureusement que pour être malade on ait attendu d’être là ».

Pouvoir dormir une heure sans se soucier des enfants, demander des petits cachets magiques à sa maman comme quand on avait huit ans. La voir sortir sa collection de thé vert et se laisser le droit de ne même pas s’habiller pour aller manger. Etre chez sa mère et se dire que tout finalement se passera bien. Se laisser aller et entendre la chanson douce de la maison qui continue à vivre de toute façon. Ne plus être celle qui prend les décisions, pouvoir écouter les slam de son frère sans se dire que « zut, il y a une machine à faire ».

Alors monsieur et madame L n’ont pas beaucoup profité des plaisirs de la ville. Ils n’iront peut être pas à Bruxelles. Mais pendant ces quelques jours, madame L a pu dire qu’elle était fatiguée, redevenir un peu la fille de sa mère, même devant ses enfants. Quand on est une maman de quatre enfants dont trois petits, tout petits, c’est bien mieux qu’une ballade en ville, même dans le vieux Lille qu’elle aime tant. Et puis il reste demain, on verra bien

Posté par marionl à 20:09 - jour après jour - Commentaires [39] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

chacun sa place

drame hier dans la maisonnée. Pas de Canalblog pendant toute la journée. Impossible de se connecter. Alors l'histoire du soir, paraît ce matin. A ce soir pour une autre histoire.

P1000563P1000555Les grands ont d’abord été petits et petit à petit, les petits deviennent un peu plus grands à chaque fois. C’est ce qu’on se dit chez maminou quand on y va. Chacun est à sa place et, en ce moment, mademoiselle Blanche aime beaucoup ça. Maminou c’est la mère de madame L, et son mari, c’est papinou, mais ce n’est pas le grand-père des enfants.  Parce ce grand-père là, les enfants viennent de le rencontrer et il it pas très loin de là. Mais pas ici. Ici, Papinou c’est le papa de Monsieur Barthélémy. Monsieur Barthélémy c’est le frère de madame L, il a seize ans. A peine plus grand que sa nièce. Mademoiselle Joséphine, la grande fille de madame L. Mademoiselle Joséphine est aussi la grande sœur de mademoiselle Blanche, monsieur Aimé et monsieur Marcel. Mais la grande n’a pas le même papa que ces trois petits là. Il vit très loin, c’est son papa à elle, rien qu’à elle. Le papa des petits, c’est monsieur L et monsieur L, il a tout juste deux ans de moins que papinou, le mari de maminou. Papinou c’est comme un grand-père qui n’a pas l’âge d’être un grand-père. « Mais mon grand-père en vrai, c’est le papa de maman ? ».  Et puisqu’on parle de ce papa là, celui de madame L a une grande fille comme Barthélémy, elle a le même âge que lui,  mais ces deux là ne se connaissent pas. Normal puisqu’ils n’ont pas grand chose en commun. A part une sœur, un frère, une sœur, des « demi » on dit quelquefois. Mais ici, on n’aime pas du tout se faire traiter de « demi ». Ou « demi de mêlée » parce qu’ici, les garçons font du rugby. Monsieur Barthélémy, comme monsieur Jérémie, l’autre frère de madame L qui a presque le même âge qu’elle. Même Mademoiselle Philomène était de la partie. Mademoiselle Philomène est devenue madame J et c’est la sœur de Madame L. Ce n’est pas un garçon, mais elle a travaillé à la ligue de Rugby avant de s’envoler pour le Japon. Monsieur Jérémie et mademoiselle Philomène devenue madame J ont des enfants aussi. Salomé, Lola, Gaspard et Léonie. Ils sont tous les cousins de mademoiselle Joséphine, mademoiselle Blanche, monsieur Aimé et monsieur Marcel. « comme Corentin Léo et Félicie des Etats-Unis ? » ; Oui, mais ces cousins là il sont du côté de papa, une autre histoire qu’on racontera une autre fois. « Alors comme Alice, Lucille et Mélissa ? » Mais ces trois grandes filles là ne sont les cousines que de mademoiselle Joséphine puisque ce sont les filles  de la sœur de son papa. « Et si je disais qu’elles sont mes cousines quand même… »

 

 

Posté par marionl à 10:14 - jour après jour - Commentaires [41] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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