tous les jours dimanche

C'était une maison de campagne et nous avons décidé un jour de nous y installer pour la vie.

08 février 2008

carnaval

Blanche1Blanche2Parents indignes. Mademoiselle Blanche minaudait devant son assiette rose et ses parents lui répétaient que ce soir « elle ne les aurait pas ». « J’ai envie de vomir » combien de fois répété au moment du dîner. Ils ne faibliraient pas. Mais hier soir, ce n’était pas du chiqué et la petite demoiselle était bien malade, pour de vrai.
Un virus ramené de l’école qui frappait la veille du carnaval. Mais tout était prêt, le déguisement, la poupée et les jeux que mademoiselle Blanche avait eu droit d’emmener. « Oh si, de toute façon j’irai ! ». Elle était décidée et même à quatre heures du matin, encore une fois réveillée, mademoiselle Blanche assurait à sa mère qu’après un petit somme, elle serait assez en forme pour enfiler sa robe de princesse et emmener le gâteau aux pommes. Le carnaval à l’école, elle ne parlait que de ça. Mademoiselle Blanche mangeait « pour être en forme au carnaval », se couchait tôt « pour être en forme au carnaval ». elle avait mis de côté son maillot de corps préféré, celui qui serait le plus joli avec la robe puisque dessus, il y avait une grenouille couronnée, et elle avait coiffé sa poupée.
Mais ce matin, trop malade pour se lever du canapé et s’habiller, il a fallu se confronter à la trop dure réalité. Le carnaval se ferait sans elle. Elle resterait là avec le gâteau, la poupée et les jouets.
La veille, alors que madame L rentrait de l’école et racontait  que plusieurs enfants étaient déjà malades, Elle s’était dit que ses enfants à elle ne l’étaient jamais. Inquiète tout d’un coup « est ce que c’est parce que je ne les autorise pas à l’être ? ». Psychologie de cuisine, théorie à l’emporte-pièce qui avait fait bien rire monsieur L.
Au moins, ce matin, elle se voyait rassurée. Ils s’accordaient même le droit de vomir partout dans la maison, de réveiller leurs parents plusieurs fois par nuit et de gémir en feignant l’agonie. Qui serait le prochain, madame L n’avait pas du tout envie d’y penser, détestant tout d’un coup les familles nombreuses et tout ce qui va avec. Tous ces petits bobos, ces petites maladies de rien qui clouent quand même au lit et qu’on se repasse de l’un à l’autre sans en voir la fin. Les machines à faire tourner, à faire sécher…..stop, on arrête !
Un petit câlin avec mademoiselle Blanche somnolant sur le canapé. La dorloter et  même céder à quelques caprices bien choisis.En profiter pour lâcher prise. Le carnaval était raté,  mais la journée allait être douillette.
Blanche3Blanche4

Posté par marionl à 15:47 - Blanche - Commentaires [41] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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