DSCN2680L’année dernière on était allé lui fêter son anniversaire. Mais cette fois-ci, en plein milieu de semaine, et à six dans une voiture pas adaptée, on ne peut pas y aller. Alors c’est avec l’ordinateur qu’on va lui souhaiter. Seize ans, c’était déjà grand mais c’est quand même encore petit pour une grande sœur de trente sept ans. Barthélémy, le plus petit des frères de madame L a seize ans.
Un peu petit mais déjà très grand, rugbyman qui ne cherche ses mots que lorsqu’il doit les slamer, à la fois  fils unique et petit dernier. Sûrement pas évident. Tellement touchant depuis qu’il a accepté le « presque » de parfait. Monsieur Barthélémy est un modèle ici. Sa grande nièce, qu’on prend quelquefois pour sa sœur qui s’énerve quand elle le voit tourner le dos aux ados pour regarder plus haut, mademoiselle Blanche qui cherche d’abord à lui plaire et les petits messieurs d’ici, dont le plus petit ne l’a pas encore rencontré, qui croiseront bientôt cet oncle pas tout à fait comme les autres. « Un peu comme Joséphine et pourtant frère de maman ». Un lien pour eux entre le monde des petits et celui des grands.
Un grand garçon que Madame L est allée voir à la maternité. Un petit frère à vingt et un ans. Pas si évident d’être grande sœur quand on embrasse déjà le rêve d’être maman. Confusion et larmes à la sortie de la maternité. Mais petit frère adoré. 
Une confusion dont il reste une une petite trace. Quand monsieur Barth est né, madame L lui avait préparé une petite boîte. Elle y avait peint des petits lapins, et une date, le jour où il était né. Seulement, elle s'était trompée de date. Alors depuis, elle ne sait jamais si c'est le 21, le 22 ou le 23 que son petit frère est né. Elle n'ose pas téléphoner mais comme ça ici, pendant trois jours, on fête l'anniversaire de Barth. Cette naisance, c’était il y a tellement longtemps et la jeune femme, maintenant maman, adore être une grande sœur. La grande sœur d’un petit frère qui lui a un peu appris aussi à être une maman. Il doit se souvenir dans un petit coin de sa tête de grand, qu’ils passaient tous les deux des heures entières à écouter de la musique. Il n’avait pas encore un an, il semblait aimait tant Schubert. Un jour tu t’en souviendras p’tit frère.
Regarder, de loin, ce petit frère devenir grand. Attendre qu’il présente son premier amour à leur mère. Qu’il quitte le nid, Qu’il ait des enfants à son tour. Mais pas trop tôt, profites-en…enfin c’est comme tu veux, comme tu l’entends. Alors, bon anniversaire et surtout, p’tit frère, profites de tes seize ans !