tous les jours dimanche

21 avril 2014

des gars et du lilas

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« J’ai mal au corps » se plaignait Georges les mains et la bouche encore plus pleines que la veille. IL y avait du chocolat partout, du rez-de-chaussée au premier, malgré l’interdiction posée. Les enfants, aujourd’hui, n’auraient pas besoin de se nourrir et je décidais de reporter le brunch à demain pour cause de ventres pleins. Blanche avait passé la nuit dans la grande maison de ‘autre côté de la forêt om elle avait été invitée, elle repartait dès ce midi chez une amie. Ce serait une journée pour s’installer dans notre semaine de vacances à la maison où chacun ferait comme il voudrait avec pour seule obligation de ne pas déranger les autres habitants de la maison. Nous partions avec nos trois petits garçons pour un petite vide-grenier ou je trouvais un grand tablier en lin mais le destination n’était qu’un prétexte pour se perdre sur ces petites routes de campagne que nous aimons. De retour à la maison, je négociais le rangement de l’arbre de Pâques au grand désespoir de Georges qui finissait par se faire une raison quand je lui permettais de lui prêtais quelques œufs colorés pour accrocher à son lit « pendant toutes les vacances au moins. » Et puis nous partions sur la route pour cueillir un gros bouquet de lilas blanc. Aimé, Marcel et Georges nous accompagnaient en vélo et obtenaient le droit de pédaler seuls jusqu’au moulin. J’ai entendu Marcel dire à Georges « si une voiture arrive, tu te mets dans le fossé » puis ce sont les battements de mon cœur que j’ai entendus jusqu’à les avoir de nouveau en vue. Mais j’ai goûté avec eux à l'immensité du sentiment de liberté, j’ai entendu leurs cris de joie et  j’ai vu leurs yeux briller quand ils nous ont rejoints alors que nous n’étions même pas encore arrivés à la maison. « on a foncé » criait Aimé. Ils étaient là, haletants, Georges suivait un peu plus loin mais sa fierté valait celle de ses grands frères. Nous avons repris la grande montée, une portion de route qui possède déjà sa légende avec son lot de chutes,  de blessures, d’histoires et de sang versé. Il était déjà l’heure de dîner, j’avais mon gros bouquet de lilas blanc et les petits garçons se précipitaient vers les paniers qui contenaient quelques restes de chocolat pour se remettre de l’aventure qu’ils  rêvaient déjà de mener beaucoup plus loin que le moulin.

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20 avril 2014

la bouche et les mains pleines

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« Maman, quand est ce que les  cloches vont passer ? », « maman, c’est bientôt midi ? », « maman, quand est ce que les cloches vont passer ? » De toute façon, j’avais une petite robe à terminer, le gigot de sept heures était loin d’être prêt et la Paschka avait besoin de prendre le froid avant d’être mangée. Et puis ici, tout le monde sait cela, dans notre village, les cloches, même quand elles se font porter pâles et demandent au lapin de les remplacer, ne passent jamais avant l’heure du déjeuner. Les trois petits garçons de la maison s’étaient habillées très tôt, d’accord avec l’idée qu’aujourd’hui, il était convenu de se faire beau, Blanche attendait sa robe que je me dépêchais de terminer. Le petite déjeuner avait était un peu bâclé mais en prévision de l’orgie de chocolat qui s’annonçait, les estomac qui  feignaient de crier famine n’arrivaient pas à m’impressionner. La robe terminée, les enfants étaient prêts à monter à l’église avec leur père pour prendre des nouvelles des cloches qui, maintenant, ne devaient plus trop tarder. Joséphine était restée pour m’aider. Cette année, la chasse se ferait aussi au potager. Des œufs, des lapins, des poules, des œufs encore et des toques de cuisiniers « allo, vous pouvez descendre, tout est prêts » les cloches sonnaient à leur arrivée. Quatre enfants, quatre paniers, la chasse pouvait commencer, de toute façon, la répartition aurait lieu après. POur MArcel, c'était "la plus belle fête de l'année" Il y en avait dans tous les coins, certains qui sautaient aux yeux et d’autres qu’il fallait chercher. Il y en avait de toutes les tailles et de toutes les couleurs. « C’est la meilleure chasse à l’œuf de ma vie. », Cette phrase, comme tous les ans, me ravit. Une fois la récolte terminée, les chasseurs s’accordaient un dernier tour « pour vérifier » et la répartition pouvait commencer. Joséphine, experte respectée par le reste de la fratrie, s’occupait de répartir équitablement le butin amassé. Elle avait le droit à une dîme qu’elle prélevait à chaque fois qu’elle en avait envie. Personne n'osait la contredire, le butin était abondant. Après d’être vidés sur la grande table du jardin, les paniers se remplissaient de nouveau « maman, on peut goûter ? » Question posée histoire d’être poli alors que les mains et les bouches étaient déjà pleines. Il était deux heures passées et le gigot avait encore besoin d’un peu de temps. Les asperges et les petits pois l’attendraient, les enfants aussi. « maman, on est obligés de manger ce midi ? »

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19 avril 2014

le serpent qui voulait prendre une douche

 

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Un serpent dans la salle de bains des enfants. Voilà comment ce matin, nos vacances de printemps ont commencé. Je pestais encore une fois contre ces piles de linges entassées sans qu’on puisse distinguer le sale, du propre, du linge à repasser. Je soulevais quelques serviettes que je m’apprêtais à ranger en pestant plus fort encore et j’ai vu cette chose bouger. Un serpent mais quel serpent ? Il était petit comme une vipère mais ne semblait pas très réveillé.  Il était temps d’appeler le père de famille à la rescousse, tant pis pour sa grasse matinée, tant pis aussi pour le lait qui passerait par dessus et les tartines qui sautaient du grille-pain.  Les enfants criaient « papa, une vipère dans la maison ! » et je lui laissais volontiers le rôle du sauveur.  Blanche me répétait « maman, je n’aima pas les serpents » alors qu’Aimé décidait qu’il était  aventurier trop novice comme aventurier pour se  mettre à chasser les serpents. Les enfants, tous réunis dans un accord tacite qui les tenaient assez éloignés de la zone d’opération pour être protégés du danger mais assez  près pour assister à la prise de l’ennemi encourageaient leur père comme il le pouvaient. En un seul et unique coup de bâton, l’animal fut mis K-O, puis attrapé pour être montré à la petite foule surexcitée. Il ne s’agissait pas d’une vipère mais plutôt d’un bébé couleuvre qui était arrivé ici on ne sait comment et qui se remettait à bouger la tête et la queue. En apprentis défenseurs de la biodiversité nous étions soulagés et les enfants suivaient leur père qui déposait l’animal sur le muret et leur offrait ainsi un nouvel ami pour une partie de la matinée. Pendant qu’ils observaient l’animal, ils se racontaient cette histoire que nous leur avions racontée, celle de ce jour où Joséphine, à peine plus grande qu’eux, avait joué toute un après-midi avec une énorme couleuvre qui pendant plusieurs heures ne l’avait pas quittée. Les vacances venaient de commencer et après que nos cœurs se furent calmés, nous nous retrouvions tous les deux pour profiter de notre premier café, dans un calme que je n’aurais jamais imaginé une heure auparavant.

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18 avril 2014

le premier jour d'une autre vie

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Ce n’était pas encore les vacances et pourtant, il y avait ce petit goût d’exceptionnel, de « pas pareil » dont ma journée était déjà teintée. Le matin et l’après-midi à la mairie, dans le bureau qui sera désormais le mien pendant six ans, tous les vendredis. Après le représentant de l’office national des eaux et forêts vendredi dernier, la perceptrice des impôts cette fois-ci. Il y a des dossiers dans lesquels se plonger, cette sensation d’avoir un monde à explorer. Aujourd’hui, j’ai eu quelquefois l’impression de retrouver mon métier d’assistante parlementaire. Sauf que cette fois-ci, je ne  travaille plus dans l’ombre, il va falloir assumer toutes les décisions que je prendrai, que nous prendrons. Je n’ai pas vu la matinée passer et j’ai du me faire violence pour laisser quelques dossiers en attente quand est arrivée l’heure d’aller chercher les enfants. Il y a aussi un parrainage républicain pour juin et un mariage à préparer pour juillet. J’ai laissé la mairie derrière moi, je suis passée à la maison pour le chercher et pour la première fois depuis des mois, nous sommes arrivés tous les deux au portail de l’école. C’est là que les vacances ont vraiment commencé, Nous avons tous ensemble roulé vers la gare et le train de Joséphine qui arrivait. Et puis il y a eu, comme à chaque fois ces premiers soirs de congés, la vie que nous avons laissée nous déborder, les courses faites à la va-vite dans la petite épicerie du village d’à côté, une glace et des pizzas même pas faites maison, la joie des enfants à l’idée de cet exceptionnel dîner, le retour sous un ciel très gris et le pique nique devant le poêle allumé. Et puis des enfants trop fiers de nous montrer leurs bulletins, la partie de foot juste avant de monter se coucher, cinq enfants de vingt à trois ans unis par le même cri de joie. Les vacances viennent de commencer. Et puis, son départ pour son entraînement du vendredi, le mien pour notre réunion sur le budget « c’est pas grave maman, amuses toi bien, est ce qu’on peut se coucher un peu plus tard ? S’il te plaît, c’est les vacances tu sais ! »

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17 avril 2014

comme un matin d'été

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L’autre jour, alors que sa sœur était partie pour une journée au collège, il est monté à l’avant de la voiture et il a dit en souriant « c’est bien aussi d’être grand ; ».Un instant le plus grand.  J’adore voir ce petit garçon se piquer de raison, l’écouter me demander si j’ai besoin de lui, essayer de bien faire de temps en temps, avant de filer discrètement pour vivre sa vie à l’abri de nos regards. Aimé a décidé d’être grand de temps en temps et je le fois se glisser dans l’image du petit garçon raisonnable qu’il s’est construite. Il me dit qu’il m’aime, il me demande « je peux t’aider ? «  et il remonte sa pile de vêtements dans sa chambre avant de me demander » je peux regarder la télé ? «  Il passe des heures au milieu de ses constructions de papiers et part vivre sa vie très loin dans le pré. Il est toujours ce petit garçon aux câlins généreux et aux allures de dandy. Il me demande « est ce l’asthme c’est pour toute la vie ? » puis il me dit « tu te souviens quand vous étiez tous contre moi à me demander d’arrêter de respirer comme une baleine ? » Je me souviens de mes agacements, de la tristesse dans ses yeux. Je me souviens de sa détresse et je lui demande de m'excuser, longtemps après.  C’est peut-être pour toute la vie, peut-être pas,mais ça ne l’empêche pas d’avoir l’air heureux, notre grand garçon qui me dit « c’est bien de travailler avec toi » et qui s’est pris au jeu de la lecture facile et des très bien sur ces cahiers. oui, nous retournerons en ville au restaurant chinois, rien qu'avec lui, même s'il y a moins de très bien sur les cahiers. Mais cette volée de très bien", c'est si léger.  Notre grand garçon orgueilleux et sensible, c’est si bien d’être orgueilleux et sensible, blond comme les blés et beau comme un matin d’été. Il le sait, il en rit et ilregarde les filles dont il tombe amoureux. Surtout les grandes, surtout les très belles. Notre grand garçon qui sait se tenir debout sur un cheval, les bras en croix et le menton fier. Notre grand garçon qui joue à être raisonnable comme il joue à construire des navettes en légos. Mon Aimé qui me dit qu’à l’école, il veut continuer à porter du rose parce qu’il aime ça, et des fleurs parce qu’il aime ça aussi, et avoir les cheveux longs, parce qu’il en a envie. Notre Aimé qui  a sacralisé le câlin du matin entre son père et lui. Aucune journée ne peut commencer sans cette tendre accolade. Notre Aimé que je vois sensible et de plus en plus sûr de lui, notre grand garçon que je vois déjà tellement être lui, ce qu’il a décidé d’être, si fort pour jouer avec ce que la vie lui a donné.

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16 avril 2014

une communauté

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La vie peut-être déroutante, dévorante, mais quelque fois, il faut y aller, parce que c’est le moment, parce qu’une occasion ne se reproduira plus jamais. J’ai d’abord hésité puis j’ai fini par accepter ce poste de vice-Présidente de la communauté de communes. D’abord parce que c’est l’enfance jeunesse, aussi parce que c’est comme une suite logique de l’aventure. Je vais apprendre. Cette semaine, il faudra d’abord tenir le rythme, une réunion par soir, travailler sur des budgets, apprendre cette langue qui me  semble quelque fois étrangère. C’est comme une nouvelle vie dans un nouveau pays et je me sens moi-même au milieu de l’inconnu. Et pour dire vrai, ce nouveau monde ne m’est pas tout à fait étranger, c’est juste que j’avais bien pris soin de me tenir éloignée de lui.   Et puis hier soir,  avant cette réunion très formelle à laquelle je devais assister,  quelqu’un m’a glissé « je vous connais, vous écrivez des livres pour enfants ». je me suis sentie entière et soulagée. Tout est possible, on peut être l’une et l’autre à la fois. Entière comme ça. Aujourd’hui, je retrouvais notre vie ici, l’un de nos mercredi,  l’un de ces mercredis désormais sacrés, entre jardin et potager. J’ai tondu la pelouse, regardé pousser les ancolies et goûté à la citronnade que Blanche nous avait préparée. Puis j’ai préparé un dîner que je ne prendra pas, ou très tard, après minuit, après la réunion d’aujourd’hui.  Cet après-midi, le vent s’est levé, il a emmêlés les  cheveux des enfants et  j’ai dénoué les miens, le chignon me pesait. J’ai enfilé mon jean trop grand et mes sandales grecques. Quand elles sont à mes pieds, je me sens libre et capable de tout. C’est fou ce qu’une paire de chaussures peut alléger un cerveau. Nous avions un peu froid mais nous étions bien dehors, le nez plein du parfum de l’herbe coupée. Malgré les poids que nous lui avions fixés, la nappe a fini par s’envoler alors nous avons finalement céder à la force du vent.  Mais le pied du tilleul accueillera bien d’autres de nos goûters, quand l'ombre de ses feuilles pourra nous abriter.

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15 avril 2014

belle famille

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Ce matin, une dame m’a dit « les grandes familles c’est beau ! » nous étions sur le chemin de l’école et elle a rajouté « pourvu qu’ils s’entendent comme ça toute leur vie. » je lui ai répondu  que moi aussi je l’espérais et puis j’ai ajouté que ce serait à eux de décider. Ces jours-ci, je les regarde jouer dans le jardin, essayer les rollers et les patins à roulettes, je les entends se battre puis repartir comme si de rien n’était. Moi aussi j’espère un peu et il m’est même arrivé de leur reprocher leurs conflits. Je l’ai regretté. Ils ne sont pas obligés de nous aimer, ils ne seront jamais obligés de s’aimer. Même si j’aimerais même si je ce serait un de mes plus beaux cadeaux. Et puis peut-être que pour s’aimer vraiment, s’aimer au fond, il faut aussi savoir se déchirer, se pourrir de vacheries, savoir se quitter, se désaimer.  Je peux essayer de leur assurer une vie la pluie joyeuse possible, un terreau que j’espère riche et solide. Pour ce qui est de l’après, je n’y pourrai plus rien. OU plutôt,je n’aurais plus qu’à assumer mes responsabilités, et à leur dire « oui tu as raison » quand ils auront des choses à nous reprocher.  J’aimerais tellement pouvoir crier « ceux qui m’aiment s’aimeront ». mais ce n’est pas comme ça que ça marche une fratrie. Je sais qu’il y a des attentes et des déceptions, des jalousies naturelles et justifiées, des mauvais coups et des illusions. J’aimerais tellement penser que si nous les aimons, ils s’aimeront,  mais ce n’est pas comme ça que ça roule, d’ailleurs il n’y a rien qui roule, rien qui file, il n’y a que des espoirs et des accrocs et entre ces déceptions, des retrouvailles dont il faut profiter comme des précieux cadeaux. Jepourrais être là pour leur rappeler les jeux de leur enfance et la façon qu’ils avaient de réclamer l’absent quand l’un d’eux manque, quand l’un d’eux s’en va. Nous pourrons juste essayer d’être ceux par lesquels tout a commencé. Pour le reste, pour la suite, je pourrais souhaiter, avoir envie, bêtement leur demander, et même les supplier, il s’agira de leur vie et pour la construire, ils auront dû quitter la fratrie et peut-êtr coupé le fil qui les unie. Alors je pourrai peut-être essayer d’êtr ce fil de l’histoire quand ils me demanderont de les aider à la remonter. Remonter l’histoire, leur raconter, rafraîchir leurs souvenirs  et leur dire à quel point j’ai aimé les regarder se construire avec, envers, ensemble, et malgré, chacun de leur côté, les uns à coté des autres.

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14 avril 2014

un pied de thym

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Je viens de passer une  journée entière à penser à l’instant ou je retrouverais le parfum du thym citronné. Bien sûr, il y avait du travail à faire. Et je l’ai fait, Bien sûr, il y avait des décisions à prendre et mes réflexions ont avancé, il fallait écrire, faire mûrir un projet, écrire encore, J’ai aussi pensé aux vacances qui viennent, à tout ce qui va s’enchaîner, j’ai fait des croix sur mes listes et entamé d’autres listes plus longues que celles que je venais de terminer, , j’ai eu peur d’en oublier, j’ai rêvé de voyages et de matinées d’été, j’ai eu du mal à me concentrer. Plusieurs fois, je me suis surprise à penser que nous en étions déjà à la moitié d’avril, plusieurs fois je me suis mise à douter, tout de suite rattrapée par l’envie d’avancer. La vie n’attendra pas, peut-être pas. Il faut rien regretter. Plusieurs fois ce week-end, je leur ai dis « je crois qu’en ce moment je suis vernie » et à chaque fois ils m’ont répondue « profite, ça ne va pas durer. » C’est si bon pourtant et si tranquille à la fois. Est-ce vers çela que nous avancions durant ces années ? Aujourd’hui, je me suis plusieurs fois perdue dans mes pensées, au milieu de désirs un peu  fous, persuadée que nous allons y arriver. La vie me plaît comme elle est, mais ça ne m’empêche pas d’avoir envie de marcher plus loin, là où je n’y connais rien. C’est un peu flou mais je crois que ça se tient. Je ne veux rien changer, juste aller voir un peu plus loin. Il y a tous ces pans de vie qu’il faut imbriquer, tout ce qu’il faut faire, prévoir, projeter, et mon envie toute la journée de retrouver le parfum du thym citronné. J’en ai trouvé un pied samedi dernier sur le marché et tout le week-end, je me suis promis de le planter. mais pendant ces heures à profiter du soleil j’ai dégagé les fleurs et arrosé la citronnelle, désherbé nos carrés et chercher les premiers boutons des rosiers. Mais je n’ai pas pris le temps de planter ce petit pied de thym citronné. Ce matin en partant travailler, j’ai failli le renverser. Ce soir, tout juste arrivée chez nous, j’ai posé mon sac et cherché un peu de terre pour en remplir un pot sufissamment grand. Il faudra toujours que je sois capable de ltout laisser pour planter un pied de thym citronné, capable d'abandonner le bazar au milieu duquel je me trouve, les projets et les idées, pour me laisser emportée par le rêve que je me fais de de ce parfum.

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13 avril 2014

une boisson parfaite

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C’était un dimanche de début de vacances, un dimanche  qui ressemblait à un début de vacances, même si demain matin, nous devons tous retourner travailler. C’était un premier dimanche sans élection ni évènements,, un jour rien que pour nous entre la maison et le jardin, un jour sans obligation à part celle de nous reposer. J’ai eu envie de coudre un peu, j’ai reporté ça au week-end prochain, j’ai eu envie de cuisiner et j’ai reporté ça aux jours qui viennent. Dans moins d’une semaine. J’ai désherber, profité du soleil,repensé à notre dîner d’hier et au goût du pollen frais. Je suis partie marcher et répondu je ne sais même plus combien de fois à la question « c’est dans combien de jours Pâques déjà ? « Il aurait fallu que je range et je me suis dit que le rangement pourrait attendre. J’ai entendu une débroussailleuse dans un jardin pas très loin puis le bruit du couple de tourterelles qui est revenu tout près de notre jardin.  A l’heure du goûter, nous avons bu la boisson que Blanche a inventé et qu'elle n’arrête plus d’améliorer. Aujourd’hui, elle était parfaite , juste ce qu’il faut de citron, de cannelle et de miel. Les enfants que j’avais d’abord entendu se battre dans le jardin avaient tout d’un coup disparu pour réapparaître avec des plateaux chargés de chocolat et de gâteaux. Et puis, comme souvent à la fin de ces dimanches baignés de soleil, nous nous sommes laissés surprendre par l’arrivée du soir. Très vite, alors que je pariais encore sur une fin d’après-midi, il a fallu penser au dîner et à tout ce que nous avions laissé pour « plus tard ». Rien n’est grave, les vacances commencent à la fin de la semaine et nous pourrons rattraper notre retard. Aujourd’hui, nous avions juste ressenti  le besoin impérieux de nous poser, dessiner virtuellement le contenu des carrés dans notre potager, envisager la fête à la fin du mis de juin, en cas de pluie aussi . Mais cette fête est encore loin et nous avons encore le temps d’affiner nos plans. Bientôt, nous compterons le nombre de chaises, le nombre de tables, le nombre d’invités qui viendront de façon certaine. Mais pour aujourd’hui, nous nous sommes contentés d’envisager.

pssit: dans un litre d'eau très fraîche, Blanche mélange une grosse cuillère à soupe de miel, une grosse pincée de cannelle et un jus de citron.

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12 avril 2014

le sapin de Pâques

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Aujourd’hui, on décidait d’oublier un peu le collège et les émotions de la journée passée. Après la leçon de piano, une promenade au marché et un déjeuner grignoté, nous sortions dans le pré pour choisir les branches qui nous serviraient cette année. « On va faire le sapin de Pâques ! » criait  Georges impatient. Les branches que nous choisissons les autres années avaient déjà fleuri, c’est dans le potager que nous avons trouvé exactement ce que nous cherchions. De grandes branches auxquelles nous pourrions accrocher nos petits sujets. Je descendais la boite et comme chaque année, nous retrouvions des poignées de trésors oubliés. Les enfants commençaient par accrocher les nouveautés, les petits œufs que Joséphine nous avait offert le week-end dernier. Puis les petites mains  fébriles plongeaient dans les sacs et les gros œufs en papier maché. Marcel décidait qu’il en avait fait assez. Aimé continuait un moment avant de le rejoindre puis ils revenaient tous les deux pour nous aider à découper les guirlandes en papier que nous préparions avec Georges, Blanche et Joséphine pour décorer le très grand arbre de cette année. Trois fanions roses, un fanion jaune, trois fanions roses, un fanion fluorescent, Blanche et Joséphine, étaient à la découpe, Aimé à la colle et je pliais. Georges et Marcel attendaient leur tour.  Je cherchais une cloche pour protéger notre brioche en forme d’agneau et promettais à Georges qu’il en aurait la première bouchée quand le moment serait venu de le manger. Je comptais avec lui les jours qui les séparaient de la course aux œufs, il salivait. Les enfants cherchaient leur décoration préférée et nous discutions de notre déjeuner de dimanche prochain. C’était déjà un peu la fête,  on mettrait une nappe blanche et des jolies serviettes, on obligerait pas les enfants à manger, ils pourraient faire un repas de chocolat, pourvu qu’ils nous laissent savourer. Une question se posait encore. Cloches ou lapin de Pâques, qui traînerait dans le jardin dimanche prochain? Chez nous, la question reste posée et les avis sont partagés. « et si on disait les deux, ce serait pas mieux ? »

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